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Actualités - Chronologie

Cyclisme Les courreurs de Festina placés en garde à vue (photos)

Les neuf coureurs de l’équipe Festina, dont Richard Virenque et le champion du monde Laurent Brochard, ont été placés en garde à vue jeudi après-midi au commissariat de Lyon, a-t-on appris de source judiciaire. Les sportifs étaient arrivés ensemble vers 14h00 à l’hôtel de police, où ils sont interrogés par des policiers du SPRJ de Lille, qui enquêtent sur l’existence d’un réseau de dopage au sein de la formation cycliste et agissent sur commission rogatoire du juge lillois Patrick Kiel. Dans la matinée, trois autres responsables de Festina, Miguel Martinez, le directeur sportif, Michel Gros, directeur sportif adjoint, et Joël Chabrion, responsable de la maintenance et de la communication, avaient été également placés en garde à vue. Me Gilbert Collard, avocat de Richard Virenque, a tenu à rappeler devant la presse que la «situation de garde à vue ne signifie pas forcément qu’ils seront mis en examen». «Ils demeurent témoins. Ils peuvent être témoins et gardés à vue, on est dans le domaine du trafic de stupéfiants», a-t-il souligné. Me Collard a précisé que les coureurs «ont la volonté de se constituer partie civile pour que cette affaire aille le plus loin possible dans la révélation de la vérité». «Ils ont la conscience tranquille (...). Ils sont victimes. Pendant des mois, ils ont subi un entraînement infernal et, aujourd’hui, au lieu d’être sur le Tour de France, ils sont dans le tour du commissariat», a-t-il lancé. «Il n’y a aucune raison objective de dire qu’ils se sont dopés. Ils sont la seule équipe exclue du Tour alors qu’il n’y a aucun élément de preuve contre eux. S’ils ont été dopés, cela a été fait à leur insu. Ils sont des victimes du dopage», a poursuivi le défenseur du numéro deux du Tour 1997. «Ils restent témoins» Dans une interview au Figaro, publiée jeudi matin, Richard Virenque avait affirmé vouloir «mettre les pendules à l’heure». «Je ne suis pas de ceux qui parlent avant d’être entendus par la justice mais je vais attaquer ceux qui m’ont attaqué (...). Vous aurez bientôt de mes nouvelles. Il faut que les hypocrites arrêtent, consentent à se regarder dans une glace (...). Il reste pas mal de choses à éclaircir», avait déclaré le Français. Me Albert Rey-Mermet, avocat des coureurs suisses, présent à Lyon aux côtés de Me Collard, a souligné que ses clients étaient «dans l’état d’esprit de gens interrogés, ce qui n’est pas agréable». «Mais cela ne signifie pas qu’ils se situent dans le champ de l’accusation. Ils restent témoins», a-t-il dit. Même si la garde à vue prévue est de deux fois 48 heures, l’avocat suisse a dit avoir «bon espoir» de récupérer ses clients. L’affaire Festina, lancée par l’arrestation du masseur Willy Voet, trouvé en possession de produits dopants, a rebondi avec l’interpellation puis la mise en examen du soigneur Eric Ryckaert et du directeur sportif Bruno Roussel. De source proche de l’enquête, on soulignait ces derniers jours que la justice n’avait pas l’intention de s’arrêter à «mi-course». Le quotidien belge Le Soir a par ailleurs annoncé qu’un juge d’instruction belge détenait les preuves que les coureurs de Festina étaient d’accord pour être dopés. Un juge d’instruction de Gand, Eric Van de Sijpe, est «en possession de preuves qui les accablent, et il doit les transmettre dans les prochains jours à son collègue lillois», écrit le quotidien belge. En mars dernier, ce juge avait arrêté un pharmacien belge, Kris Vanderstichelen, dans le cadre d’une fraude à la sécurité sociale et avait découvert des documents évoquant la fourniture d’EPO, un des produits dopants dont l’utilisation est suspectée. Kris Vanderstichelen avait alors désigné Eric Ryckaert comme le destinataire des produits, ce qui a incité les enquêteurs belges à effectuer une perquisition à son domicile. Ils ont découvert dans l’ordinateur du médecin de Festina des données relatives à l’absorption d’EPO. «Nous avons les preuves que les coureurs de Festina prenaient de l’EPO», a déclaré un enquêteur gantois, au Soir. Le directeur sportif adjoint de TVM conduit au commissariat de Pamiers Le directeur sportif adjoint de l’équipe cycliste néerlandaise TVM, Hendrik Redant, est arrivé jeudi après-midi au commissariat de Pamiers, dans l’Ariège (sud), encadré par deux policiers, a constaté un correspondant de l’AFP. Henrik Redant, arrivé à bord d’une voiture banalisée, s’est engouffré dans les locaux du commissariat sans faire de déclaration. Trois autres membres de l’équipe technique de TVM, qui participe actuellement au Tour de France, interpelés quelques heures plus tôt à leur hôtel, sont actuellement entendus dans ce même commissariat, selon des sources informées. Joint par l’AFP, le manager de l’équipe TVM, Guido Van Calster, a précisé que les personnes interpelées jeudi matin étaient le directeur sportif de TVM, Cees Priem, un médecin et un mécanicien. En outre, trois valises contenant des produits pharmaceutiques auraient été saisies, a-t-on appris de bonne source. Une enquête douanière est en cours depuis plusieurs semaines après la saisie en mars près de Reims (est) de produits dopants dans une voiture de l’équipe.
Les neuf coureurs de l’équipe Festina, dont Richard Virenque et le champion du monde Laurent Brochard, ont été placés en garde à vue jeudi après-midi au commissariat de Lyon, a-t-on appris de source judiciaire. Les sportifs étaient arrivés ensemble vers 14h00 à l’hôtel de police, où ils sont interrogés par des policiers du SPRJ de Lille, qui enquêtent sur l’existence d’un réseau de dopage au sein de la formation cycliste et agissent sur commission rogatoire du juge lillois Patrick Kiel. Dans la matinée, trois autres responsables de Festina, Miguel Martinez, le directeur sportif, Michel Gros, directeur sportif adjoint, et Joël Chabrion, responsable de la maintenance et de la communication, avaient été également placés en garde à vue. Me Gilbert Collard, avocat de Richard Virenque, a tenu à rappeler devant la...