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Actualités - Communiques Et Declarations

Fidal Castro dénonce les nouveaux riches, ennemis de classe des travailleurs

Les Cubains enrichis à la faveur de la crise économique du pays sont «des ennemis de classe des travailleurs», a fulminé Fidel Castro. Les autorités cubaines ont placé sur la sellette ces derniers mois les travailleurs à compte privé. Un petit secteur privé — strictement encadré et réglementé — a été autorisé à partir de 1993, au moment où l’île communiste était plongée au plus profond d’une effroyable crise économique provoquée par l’effondrement du camp socialiste est-européen qui subventionnait l’économie cubaine. «Celui qui possède beaucoup d’argent est un ennemi de classe des travailleurs car il est capable de tout pour conserver ses gains, il corrompt, il soudoie», a dénoncé le chef de l’Etat devant les députés cubains réunis à La Havane pour leur deuxième journée de session ordinaire semestrielle. «C’est pour cela que nous devons penser et analyser avec beaucoup de soin ce que nous allons faire avec ces personnes», a averti le «lider maximo» dont les propos ont été rapportés par l’Agence cubaine d’information nationale (AIN, officielle). L’agence officielle avait rapporté les «critiques énergiques» du commandant en chef contre ceux qui «sont en mesure d’obtenir de fortes sommes d’argent et dont les revenus sont sans commune mesure avec ceux des travailleurs, médecins, policiers ou enseignants, ou tout autre citoyen qui gagne sa vie avec peine et en rendant un service très important à la collectivité». En juin dernier, Fidel Castro avait déjà violemment critiqué les vendeurs privés de produits agroalimentaires en accusant ces «intermédiaires» d’être à l’origine des prix élevés de ces denrées sur les marchés. Les délits les plus courants Peu de temps après, le responsable du secteur privé au ministère du Travail, Abel Acosta Damas, avait assuré qu’«aucune personne travaillant de manière légale peut s’enrichir». «Aujourd’hui, les travailleurs à compte privé ont davantage de revenus que n’importe quelle autre profession mais ils ne s’enrichissent pas s’ils agissent légalement», avait-il insisté. Le nombre de «cuenta-propistas» légalement enregistrés chute actuellement de 3.000 à 4.000 par mois et s’établissait à la fin du mois d’avril à 154.438 travailleurs, sans compter 11.000 camionneurs ou chauffeurs de taxi privés et 6.000 bailleurs de logements chez l’habitant, avait précisé le fonctionnaire. Octobre 1996 avait été l’apogée du secteur privé avec 198.000 «cuenta-propistas» déclarés, selon lui. Outre l’exercice non déclaré d’une activité privée, totalement illégale, les infractions et les délits les plus courants chez les «cuenta-propistas» (travailleurs à compte privé) sont la sous-évaluation des revenus lors de la déclaration d’impôt et l’utilisation de matières premières volées dans des entrepôts ou entreprises publiques. «Ceux qui veulent baisser les coûts de manière illicite créent des mécanismes de corruption qui doivent être combattus énergiquement et avec sévérité», avait prévenu M. Acosta Damas. Interrogé sur les intentions du gouvernement de «maintenir le travail à compte privé ou de lui imposer une limite de vie», M. Acosta Damas avait assuré que «le pays n’a aucun objectif à ce sujet: tout dépendra de la façon dont se comporteront les offres sur le marché et de l’efficacité avec laquelle chacun (secteurs privé et public) sera capable de travailler». (AFP)
Les Cubains enrichis à la faveur de la crise économique du pays sont «des ennemis de classe des travailleurs», a fulminé Fidel Castro. Les autorités cubaines ont placé sur la sellette ces derniers mois les travailleurs à compte privé. Un petit secteur privé — strictement encadré et réglementé — a été autorisé à partir de 1993, au moment où l’île communiste était plongée au plus profond d’une effroyable crise économique provoquée par l’effondrement du camp socialiste est-européen qui subventionnait l’économie cubaine. «Celui qui possède beaucoup d’argent est un ennemi de classe des travailleurs car il est capable de tout pour conserver ses gains, il corrompt, il soudoie», a dénoncé le chef de l’Etat devant les députés cubains réunis à La Havane pour leur deuxième journée de session...