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Actualités - Chronologie

Le candidat de Khatami investi ministre de l'Intérieur(photos)

Le président réformateur iranien Mohammad Khatami a remporté une victoire politique mercredi avec l’investiture par le Parlement, à une large majorité, d’un des ses plus proches alliés au poste de ministre de l’Intérieur. M. Abdolvahed Moussavi-Lari, un religieux de 44 ans, a obtenu 177 voix favorables, contre 67 hostiles et 22 votes nuls ou abstentions. 266 députés, sur les 270 du Majlis, ont participé au vote. M. Moussavi-Lari avait été nommé à ce poste la semaine dernière par le président Khatami en remplacement de M. Abdollah Nouri, destitué le mois dernier par les députés conservateurs, qui dirigent cette institution. «Les députés doivent respecter le droit du président de proposer une personne de son choix au poste de ministre de l’Intérieur», a déclaré M. Khatami, présent dans l’hémicycle pour soutenir son ministre. Cette investiture a manifestement fait l’objet d’un accord préalable entre le gouvernement et la puissante faction conservatrice du Parlement, afin d’éviter une nouvelle crise. Une partie de la presse iranienne a fait état d’un accord mardi soir au cours d’une réunion entre les députés conservateurs, qui détiennent la présidence du Parlement, et M. Moussavi-Lari. Le conservateur Mohammad-Reza Bahonar, qui avait été l’un des députés les plus actifs pour faire tomber le prédécesseur de M. Moussavi-Lari en juin, a confirmé que «la majorité des députés ont décidé de voter l’investiture afin de ne pas aggraver les tensions». «Si les problèmes que nous avons rencontrés avec son prédécesseur se renouvellent, la majorité parlementaire traitera M. Moussavi-Lari comme le précédent ministre», a-t-il toutefois prévenu, laissant entendre que l’investiture n’était pas une carte blanche. Tolérance et compréhension M. Abdollah Nouri avait été démis par le Parlement qui lui reprochait notamment son engagement trop ouvert envers le maire de Téhéran Gholamhossein Karbatschi, jugé pour corruption, et d’avoir «aggravé l’insécurité» dans le pays. M. Moussavi-Lari, pour sa part, a réaffirmé son engagement à poursuivre la voie des réformes et à «favoriser le progrès politique» en Iran. Il s’est notamment engagé à ce que les conseils municipaux soient élus au suffrage universel, et non plus nommés par le ministère de l’Intérieur comme actuellement. «Les gens se sentiront ainsi davantage impliqués dans le choix des maires et montreront plus d’enthousiasme pour les affaires municipales». «Si nous acceptons le dialogue, la tolérance et la compréhension mutuelle, beaucoup de nos problèmes seront résolus», a déclaré le nouveau ministre. Il s’est également déclaré favorable «à l’expression de tous les groupes politiques et individus, dans le cadre de la loi et de la constitution». M. Moussavi-Lari, issu de la gauche iranienne, était jusqu’à présent vice-président chargé des affaires juridiques et parlementaires. Il avait été vice-ministre de la Culture et de l’Orientation islamique à la fin des années 80, à l’époque où M. Khatami était titulaire de ce ministère. Il aura la mission délicate de préparer deux échéances électorales de première importance: l’élection en octobre du Conseil des Experts, une assemblée religieuse chargée de nommer ou de destituer le guide de la République et numéro un du régime (aujourd’hui l’ayatollah Ali Khamenei), et les élections législatives générales au printemps 2000. Une autre échéance importante attend jeudi le camp réformateur, avec l’annonce du verdict du procès pour corruption du maire de Téhéran, un proche lui aussi du président Khatami. Selon plusieurs journaux iraniens, M. Karbastchi pourrait être démis de ses fonctions et condamné à une amende, mais ne serait toutefois pas condamné à une peine de prison ferme. Le verdict doit être annoncé jeudi en conférence de presse par le président du tribunal, le juge Gholamhossein Mohesni Ejei. (AFP)
Le président réformateur iranien Mohammad Khatami a remporté une victoire politique mercredi avec l’investiture par le Parlement, à une large majorité, d’un des ses plus proches alliés au poste de ministre de l’Intérieur. M. Abdolvahed Moussavi-Lari, un religieux de 44 ans, a obtenu 177 voix favorables, contre 67 hostiles et 22 votes nuls ou abstentions. 266 députés, sur les 270 du Majlis, ont participé au vote. M. Moussavi-Lari avait été nommé à ce poste la semaine dernière par le président Khatami en remplacement de M. Abdollah Nouri, destitué le mois dernier par les députés conservateurs, qui dirigent cette institution. «Les députés doivent respecter le droit du président de proposer une personne de son choix au poste de ministre de l’Intérieur», a déclaré M. Khatami, présent dans l’hémicycle...