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Actualités - Chronologie

Paris : le style-télé en vedette, à la biennale du cinéma arabe

— Chaque édition de la Biennale des cinémas arabes démontre, un peu plus et un peu mieux, la nécessité de cette importante manifestation culturelle. Au rendez-vous de l’Institut du monde arabe se retrouvent cinéastes, acteurs et autres professionnels, venus des quatre coins du monde arabe. Une occasion incontournable de montrer et comparer des films, d’en discuter techniques et contenu. — Les débats, surtout. On discute, on dissèque, on analyse, on extrapole — sans se lasser. Au point d’en oublier, le plus souvent, le cinéma lui-même. Et pourtant, une évolution se dessine — dans le cinéma arabe comme dans les autres — une évolution qui va en s’imposant toujours, davantage. A savoir l’intrusion, même plus insidieuse, mais franchement déclarée, de la télévision dans l’art et la manière de «faire» des films. Un exemple, précis et significatif: «VIDÉO-CLIP», un court métrage du réalisateur égyptien Hossam Ali. Du titre jusqu’au rythme, en passant par le «style», ce film voudrait délivrer son message par la seule force de ses images-chocs. Sans oublier, bien sûr, une ancienne chanson égyptienne, fort bien utilisée en contrepoint d’une satire politico-sociale qui aurait mérité un tout autre développement. * ** — Le cas du film libanais de Raynald Bassile — que l’on connaît bien à Beyrouth — «POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE» est différent. En ce sens que ce film, conçu et filmé pour le petit écran, est marqué par sa destination (en dépit d’un certain travail «cinéma» au niveau du montage). Il s’agit d’un essai sur les maquettes intercommunautaires au Liban. L’intérêt même du sujet rend improbable — mais pas impossible? — la diffusion de «POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE» sur les chaînes de télés libanaises. On veut quand même espérer. * ** Costa-Gavras, président d’honneur de cette 4e Biennale, vient de rentrer d’un voyage (de travail) à Cuba. On espère pouvoir le rencontrer avant le dernier jour de la Biennale. Liban partout comme il se doit: Nidal Achkar fait partie du jury. Une voix qui, à coup sûr, saura se faire entendre.
— Chaque édition de la Biennale des cinémas arabes démontre, un peu plus et un peu mieux, la nécessité de cette importante manifestation culturelle. Au rendez-vous de l’Institut du monde arabe se retrouvent cinéastes, acteurs et autres professionnels, venus des quatre coins du monde arabe. Une occasion incontournable de montrer et comparer des films, d’en discuter techniques et contenu. — Les débats, surtout. On discute, on dissèque, on analyse, on extrapole — sans se lasser. Au point d’en oublier, le plus souvent, le cinéma lui-même. Et pourtant, une évolution se dessine — dans le cinéma arabe comme dans les autres — une évolution qui va en s’imposant toujours, davantage. A savoir l’intrusion, même plus insidieuse, mais franchement déclarée, de la télévision dans l’art et la manière de «faire»...