Les libanais d'origine russe se recueillent aussi (photo)
le 18 juillet 1998 à 00h00
Si la Russie enterre officiellement les ossements de Nicolas II et de sa famille exécutés par les bolchéviques il y a 80 ans, si plus de 60 descendants de la famille Romanov, tous résidant à l’étranger, se réunissent pour l’occasion dans cette mère-patrie qu’ils ont quittée depuis si longtemps, quelque 35.000 Libanais se souviennent de leur origine russe. Bien qu’à titre individuel, ils se sont associés, eux aussi, à cette cérémonie historique qui fait couler beaucoup d’encre et mobilise le monde entier. Ainsi, chacun d’eux a exposé en bonne place, dans son appartement ou dans son commerce, la photo du Tsar Nicolas II encadrée de deux cierges qui ont brûlé toute la journée. L’un d’eux, le Dr Pierre Malichef, sur notre photo, raconte, avec beaucoup d’émotion et la gorge nouée, l’histoire de sa famille. Né au Liban, il se souvient quand même: «Le père de mon grand-père maternel était un ami d’Alexandre III, père de Nicolas II. Il était maréchal de noblesse de la ville de Kazan au nord-est de la Russie et noble, à la cour du Tsar. Mon grand-père, Nicolas Bogdanov , était un camarade de classe de Nicolas II. Lorsqu’il a eu un fils, il l’a appelé Alexis, comme l’a fait son ami impérial. D’ailleurs, lui et toute sa famille ont été exécutés après le massacre du Tsar et de sa famille. Depuis, leurs descendants ont fui aux quatre coins du monde. Mes parents sont venus au Liban en 1922... Nicolas II a toujours protégé les Lieux saints et les pays d’Orient. Nous espérons que la Russie retrouvera un rôle dans cette partie du monde aux côtés de la France». Conformément à la tradition familiale et en souvenir du Tsarévitch, Pierre Malichef a, lui aussi, appelé un de ses fils Alexis.
Si la Russie enterre officiellement les ossements de Nicolas II et de sa famille exécutés par les bolchéviques il y a 80 ans, si plus de 60 descendants de la famille Romanov, tous résidant à l’étranger, se réunissent pour l’occasion dans cette mère-patrie qu’ils ont quittée depuis si longtemps, quelque 35.000 Libanais se souviennent de leur origine russe. Bien qu’à titre individuel, ils se sont associés, eux aussi, à cette cérémonie historique qui fait couler beaucoup d’encre et mobilise le monde entier. Ainsi, chacun d’eux a exposé en bonne place, dans son appartement ou dans son commerce, la photo du Tsar Nicolas II encadrée de deux cierges qui ont brûlé toute la journée. L’un d’eux, le Dr Pierre Malichef, sur notre photo, raconte, avec beaucoup d’émotion et la gorge nouée, l’histoire de sa...
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