Immeuble Khayat : Moghrabi en appelle aux trois pôles du pouvoir
le 18 juillet 1998 à 00h00
Pendant que la démolition de l’immeuble Khayat à Tabaris se poursuit, Me Mohamed Moghrabi, avocat d’un des copropriétaires du bâtiment, M. Constantin Doumani, en a appelé hier aux chefs de l’Etat, du Parlement et du gouvernement, MM. Elias Hraoui, Nabih Berry et Rafic Hariri, les priant d’ordonner l’ouverture d’une enquête au sujet du litige qui oppose son client à la société Solidere. Dans un communiqué, Me Moghrabi a réaffirmé que le bien-fonds sur lequel l’immeuble Khayat a été édifié n’est pas inclus dans le périmètre de Solidere et que contrairement à ce que la société foncière avait précisé la veille, il n’est pas enregistré en son nom au registre foncier. Me Moghrabi a accusé Solidere d’avoir «falsifié une attestation foncière pour pouvoir obtenir la destruction de l’immeuble», précisant que trois procès pour usage de faux lui ont été intentés. L’avocat a précisé que si l’immeuble doit être démoli pour cause d’élargissement d’une route, c’est l’Etat et non pas une société privée qui doit appliquer la loi d’expropriation et promulguer le décret nécessaire avant de dédommager les propriétaires, conformément aux règles. Il a indiqué que Solidere tente depuis des années de «s’emparer par la force de l’immeuble», soulignant que 22 procès ont été intentés contre cette société. M. Moghrabi s’est étonné de l’autorisation donnée par le juge des référés à Solidere pour démolir l’immeuble Khayat, précisant que c’est lui qui avait saisi le juge des référés pour empêcher cette destruction. Selon lui, «le juge n’avait pas le droit de donner un permis de démolition du moment que les procès intentés restent en suspens et qu’ils n’ont pas été jugés sur le fond».
Pendant que la démolition de l’immeuble Khayat à Tabaris se poursuit, Me Mohamed Moghrabi, avocat d’un des copropriétaires du bâtiment, M. Constantin Doumani, en a appelé hier aux chefs de l’Etat, du Parlement et du gouvernement, MM. Elias Hraoui, Nabih Berry et Rafic Hariri, les priant d’ordonner l’ouverture d’une enquête au sujet du litige qui oppose son client à la société Solidere. Dans un communiqué, Me Moghrabi a réaffirmé que le bien-fonds sur lequel l’immeuble Khayat a été édifié n’est pas inclus dans le périmètre de Solidere et que contrairement à ce que la société foncière avait précisé la veille, il n’est pas enregistré en son nom au registre foncier. Me Moghrabi a accusé Solidere d’avoir «falsifié une attestation foncière pour pouvoir obtenir la destruction de l’immeuble»,...
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