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Actualités - Chronologie

La nouvelle condamnation de Berlusconi empoisonne la vie politique italienne

La tension a monté d’un cran sur la scène politique italienne après la nouvelle condamnation du chef de l’opposition de droite Silvio Berlusconi à 28 mois de prison. «Ils veulent m’éliminer», a affirmé M. Berlusconi en intervenant sur ses trois chaînes de télévision tandis que plusieurs centaines de ses partisans ont manifesté un peu partout en Italie pour lui apporter leur soutien et dénoncer les «juges rouges». «L’Italie se divise à moitié», constatait mardi l’influent quotidien de Turin (nord), La Stampa. «Une moitié du pays est scandalisée par la sentence qui a condamné le chef reconnu de l’opposition, tandis que l’autre moitié est scandalisée par la révolte que ce dernier conduit contre l’acte légitime d’un tribunal», écrit ce journal avant d’appeler à un «solution politique». Le ton n’était cependant pas à l’apaisement entre la coalition de centre-gauche au pouvoir «L’Olivier» et la droite réunie au sein du Pôle des libertés. Le secrétaire du mouvement post-fasciste de l’Alliance nationale (AN), Gianfranco Fini, rival potentiel de M. Berlusconi pour diriger l’opposition, est resté solidaire du magnat de la communication. «La certitude du droit est devenue la certitude de la condamnation s’il s’agit de Berlusconi», a estimé M. Fini. «Il y a un air de révolte», s’est réjouit de son côté le quotidien de la famille Berlusconi, Il Giornale, en invitant les magistrats «non alignés à se rebeller». «Maintenant, ça suffit!», a lancé le chef des députés Démocrates de gauche (DS, social-démocrate), Fabio Mussi à l’adresse de M. Berlusconi. Le quotidien de gauche L’Unita, proche des DS, le principal mouvement de la majorité, a accusé le chef de l’opposition de confondre ses intérêts privés et publics. «Dans aucun des procès qu’à perdus M. Berlusconi, le nom de Forza Italia (NDLR: le parti de M. Berlusconi) n’a été prononcé et il n’y a eu aucune allusion au Pôle des libertés», remarque ce journal. «A quel titre le chef de Forza Italia et du Pôle appelle-t-il son parti et ses alliés à la mobilisation générale et à l’émeute contre le régime? Simplement à titre personnel», estime le journal de gauche. La polémique entre la droite et la gauche risque de faire échouer la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur Tangentopoli, les délits de corruption, les trafics d’influence et les financements illicites des partis, mis au jour par les magistrats du pool anticorruption de Milan «Mani Pulite» (Mains Propres) depuis 1992. Cette commission d’enquête parlementaire, réclamée par l’opposition de droite et une partie de la majorité, est morte-née, estimait l’ensemble de la presse mardi. (AFP)
La tension a monté d’un cran sur la scène politique italienne après la nouvelle condamnation du chef de l’opposition de droite Silvio Berlusconi à 28 mois de prison. «Ils veulent m’éliminer», a affirmé M. Berlusconi en intervenant sur ses trois chaînes de télévision tandis que plusieurs centaines de ses partisans ont manifesté un peu partout en Italie pour lui apporter leur soutien et dénoncer les «juges rouges». «L’Italie se divise à moitié», constatait mardi l’influent quotidien de Turin (nord), La Stampa. «Une moitié du pays est scandalisée par la sentence qui a condamné le chef reconnu de l’opposition, tandis que l’autre moitié est scandalisée par la révolte que ce dernier conduit contre l’acte légitime d’un tribunal», écrit ce journal avant d’appeler à un «solution politique». Le...