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Actualités - Chronologie

Football Les brésiliens rentrent au pays en toute discrétion (photos)

Le retour de l’équipe de football brésilienne a été salué mardi par une discrète cérémonie, le Brésil ne parvenant pas à accepter la lourde défaite concédée dimanche par la seleçao en finale de la Coupe du monde. L’avion rapatriant les joueurs s’est posé à Brasilia, où l’on avait déroulé le tapis rouge et où un membre du gouvernement les attendait. L’attaquant vedette Ronaldo a traversé le tarmac en boîtant. Voilà quatre ans, la scène avait été complètement différente, le buteur Romario étant alors apparu à l’un des hublots en agitant un drapeau brésilien. La Coupe du monde n’étant pas cette fois dans les bagages brésiliens, les organisateurs ont renoncé à faire défiler l’équipe nationale sur un camion de pompier, comme il est d’usage au Brésil pour saluer le retour de sportifs victorieux. C’est à bord d’un simple bus que la seleçao a retrouvé son pays. Le président brésilien Fernando Henrique Cardoso a reçu les joueurs au palais présidentiel devant quelques milliers de supporters — pour la plupart des écoliers — au son d’une fanfare militaire, mais on était loin des foules de 1994. «Il y a quatre ans, vous ne pouviez pas bouger ici», a expliqué Rita Oliveira Faria, fidèle supportrice. «Beaucoup de Brésiliens pensent que seule la victoire compte et ils se sentent trahis. Mais ils sont allés en finale. Ils ont essayé». Les joueurs ont esquissé avec peine un sourire de remerciements au chef de l’Etat qui leur a remis des médailles et s’est déclaré fier de leur performance. «Je veux d’abord dire au peuple brésilien que notre destin est de gagner. Nous serons champions, je suis certain qu’il y aura d’autres championnats», a dit le président. «Les véritables héros sont bien sûr le peuple brésilien». Cardoso brigue un deuxième mandat à l’élection présidentielle d’octobre prochain et sa popularité, comme celle des dirigeants français Jacques Chirac et Lionel Jospin, a progressé au début du Mondial, si l’on en croit les sondages. Pour les supporters présents, l’affaire Ronaldo était le principal sujet de discussion. Pris d’une crise de convulsions quelques heures avant la finale, l’attaquant brésilien a joué diminué et sa titularisation par l’entraîneur Mario Zagallo suscite une importante controverse. «Ronaldo était presque mort et il le met sur le terrain. Je reproche à l’entraîneur ce qui s’est passé dimanche», a expliqué Oliveira. Les médias brésiliens se sont eux aussi montrés intraitables et ont publié des interviews de médecins et de psychiatres condamnant la décision de Zagallo. «Zagallo et Toledo (le médecin de l’équipe) ont commis la faute la plus horrible, la plus folle et la plus injustifiable de leurs vies», a écrit le quotidien Correio Braziliense en première page. O Globo a rapporté que Zagallo serait renvoyé et remplacé par Wanderlei Luxemburgo, actuellement entraîneur du club brésilien Corinthians. (AFP)
Le retour de l’équipe de football brésilienne a été salué mardi par une discrète cérémonie, le Brésil ne parvenant pas à accepter la lourde défaite concédée dimanche par la seleçao en finale de la Coupe du monde. L’avion rapatriant les joueurs s’est posé à Brasilia, où l’on avait déroulé le tapis rouge et où un membre du gouvernement les attendait. L’attaquant vedette Ronaldo a traversé le tarmac en boîtant. Voilà quatre ans, la scène avait été complètement différente, le buteur Romario étant alors apparu à l’un des hublots en agitant un drapeau brésilien. La Coupe du monde n’étant pas cette fois dans les bagages brésiliens, les organisateurs ont renoncé à faire défiler l’équipe nationale sur un camion de pompier, comme il est d’usage au Brésil pour saluer le retour de sportifs...