Les milieux économiques réclament un homme à poigne
le 15 juillet 1998 à 00h00
Les milieux économiques espèrent une personnalité forte, prête à prendre des décisions courageuses pour sortir le pays de la plus grave récession de l’après-guerre. Le prochain chef de gouvernement sera choisi à l’intérieur du Parti libéral-démocrate (PLD) qui conserve une majorité à la Chambre basse (Chambre des représentants) en dépit du grave revers électoral subi dimanche aux élections sénatoriales. Une demi-douzaine de candidats potentiels s’affrontent pour prendre la présidence du PLD et, comme c’est l’usage au Japon, devenir premier ministre. La sélection doit avoir lieu le 21 juillet, à l’occasion d’une réunion des élus du parti conservateur dans les deux Chambres de la Diète. Dans un sondage réalisé auprès des patrons d’entreprises par l’agence Jiji Press après l’annonce de la démission de M. Hashimoto, plus de 70% d’entre eux ont jugé que la priorité du nouveau gouvernement devait être l’assainissement des banques et la relance de la seconde économie mondiale. M. Katsushige Mita, président du géant de l’électronique grand public Hitachi, a invité le PLD à choisir un «homme à poigne» en mesure d’exercer une autorité suffisante pour prendre les mesures de relance nécessaires au pays. M. Tatsuro Tanaka, président de la chaîne de grands magasins Takashimaya, a exhorté le parti dominant à former un gouvernement qui soit plus proche des attentes de la population. En attendant, les économistes trouvent dans le départ de M. Hashimoto de bonnes raisons de se réjouir, estimant que son gouvernement a aggravé plutôt qu’atténué la crise économique japonaise par son indécision. Ces milieux jugent qu’au vu de la sévérité de la sanction infligée par les électeurs, son successeur n’aura pas d’autre choix que de frapper plus vite et plus fort pour de vraies réformes et mesures de relance. Ces mêmes milieux redoutent cependant l’intronisation éventuelle de M. Keizo Obuchi, 61 ans, l’actuel ministre des Affaires étrangères. Chef de la plus grande faction du PLD, il est réputé ignorant des questions économiques, mais il est l’un des principaux prétendants au poste de premier ministre. (AFP)
Les milieux économiques espèrent une personnalité forte, prête à prendre des décisions courageuses pour sortir le pays de la plus grave récession de l’après-guerre. Le prochain chef de gouvernement sera choisi à l’intérieur du Parti libéral-démocrate (PLD) qui conserve une majorité à la Chambre basse (Chambre des représentants) en dépit du grave revers électoral subi dimanche aux élections sénatoriales. Une demi-douzaine de candidats potentiels s’affrontent pour prendre la présidence du PLD et, comme c’est l’usage au Japon, devenir premier ministre. La sélection doit avoir lieu le 21 juillet, à l’occasion d’une réunion des élus du parti conservateur dans les deux Chambres de la Diète. Dans un sondage réalisé auprès des patrons d’entreprises par l’agence Jiji Press après l’annonce de la...
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