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Actualités - Chronologie

Le succès de la France salué par la presse mondiale (photos)

L’entrée de la France dans le club très fermé des vainqueurs de la Coupe du monde de football a été saluée lundi par la presse mondiale, y compris celle du Brésil qui a fait état avec fair-play d’une victoire «très méritée» des Bleus. «La France est championne, le Brésil subit sa pire défaite», titrait le quotidien Folha de Sao Paulo avec une photo montrant Ronaldo tête basse, ayant pour légende: «C’est la France!». En titrant simplement «Pourquoi?», le journal sportif Lance résumait l’état d’esprit des Brésiliens, qui sont restés hébétés après le match, cherchant à comprendre le «massacre» de la «seleçao». Sur un fond de faire-part de deuil, le journal populaire O Dia parlait de «Fiasco en finale» tandis que la Tribuna da Imprensa titrait «Waterloo de Zagallo» en estimant que l’entraîneur brésilien avait «perdu la bataille décisive dans la guerre du Mondial». La presse argentine a reconnu le grand match de Zinedine Zidane contre un Brésil décevant. «La France a obtenu le titre qu’elle mérite et entre dans l’élite des champions du monde», écrivait le journal Clarin. «Zidane a été le joueur de cette finale», estimait le journal La Nacion, pour qui la «Coupe du monde a été un exemple: pas de terrain envahi, des gens enthousiastes dans les stades et les rues». En Afrique du Nord, la presse d’Alger a célébré le «roi» Zinedine Zidane, le meneur de jeu français d’origine algérienne auteur de deux des trois buts. Le portrait de Zizou s’étalait à la «une» de la plupart des quotidiens algérois qui croulaient sous des manchettes rivalisant d’éloges. «Zidane, roi de France» (El-Watan), «Zidane et la France dans la légende» (Liberté), «Zidane comble la France» (Le Matin), «Zidane terrasse le Brésil» (L’Authentique). Aux Etats-Unis, le football était partout à la une de la presse qui a consacré une large place à la victoire de la France, dans un pays où le «soccer» n’est guère une tradition. «Le jour de gloire du football français est arrivé», titrait à la une le New York Times. «C’est magnifique!», s’exclamait en français le Washington Times, en rendant un hommage particulier à Zidane: «Il est devenu l’illustration de la façon dont un sport peut changer un pays (...) Ce n’était pas le pays de son père, mais, à la nuit tombée, la France tout entière appartenait à Zinedine Zidane». La presse canadienne, francophone et anglophone, débordait de formules et d’enthousiasme pour célébrer d’un bout à l’autre du pays le «jour de gloire» de la France. «Vive la France!», titrait la Presse, dont l’éditorialiste affirmait que «59 millions de Français — le peuple le plus incrédule de la terre — se sont mis à croire que le Père Noël était kabyle, un peu chauve, et qu’il passait le 12 juillet». Le journal se félicitait aussi du «nationalisme sans chauvinisme» d’une France en fête, «fière de ses métissages». «Les Québécois et les Français ne se sont jamais sentis autant cousins dans la victoire», «Montréal aussi français que Paris», affirmait le Journal de Montréal. Et le journal anglophone de Montréal The Gazette barrait sa une en français: «Sacre bleu!». En Europe, les éditoriaux saluaient la victoire sportive mais évoquaient aussi l’«équipe multiethnique» (Times) qui a consacré une nouvelle identité de la nation française et qui «a effacé le temps d’une nuit les bleus à l’âme de la République» (Tribune de Genève). La presse allemande, à l’instar du quotidien populaire Bild, donnait un coup de chapeau à ces «Français, rois du football» et à leur nouveau «dieu» Zidane, s’exclamant «Merci la France!». «Félicitations, la France», proclamait sur toute la largeur de sa une son concurrent de Cologne, l’Express. La presse britannique était à l’unisson. «Le monde s’incline devant le génie de Zidane», assurait le Daily Mail, tandis que le Daily Express saluait «ZZ, au sommet du monde. La presse espagnole évoquait avec enthousiasme la victoire de la France, comme le quotidien El Munto qui parlait, en français, de «Jour de gloire» pour les Bleus. Pour El Pais, «Zidane est aujourd’hui le symbole du football que veulent les bons footballeurs et aussi de la nouvelle France multiraciale». Malgré l’énorme dépit des Italiens, qui soutenaient dimanche l’équipe brésilienne après avoir été éliminés de la compétition par les Français, journaux et commentateurs de radio ont reconnu que les Français avaient très bien joué. «Une gifle à Le Pen (le leader d’extrême-droite) avec tous ces immigrés qui jouaient», a estimé Lucio Pastorin, directeur de «Tutto Sport». Pour les journaux portugais, la victoire de la France sur le Brésil est celle de «Zidanix et les Gaulois». «Feu d’artifice français», «Incroyable mais vrai», «Le Brésil impuissant»: la presse yougoslave ne tarissait pas d’éloges pour l’équipe de France, tout comme la presse belge qui titrait: «Ils ont mis le feu», «Le monde est bleu». Même la presse néerlandaise, plutôt sévère pendant le Mondial avec l’équipe de France, saluait le «triomphe du football» et du «maestro» Zinedine Zidane. (AFP)
L’entrée de la France dans le club très fermé des vainqueurs de la Coupe du monde de football a été saluée lundi par la presse mondiale, y compris celle du Brésil qui a fait état avec fair-play d’une victoire «très méritée» des Bleus. «La France est championne, le Brésil subit sa pire défaite», titrait le quotidien Folha de Sao Paulo avec une photo montrant Ronaldo tête basse, ayant pour légende: «C’est la France!». En titrant simplement «Pourquoi?», le journal sportif Lance résumait l’état d’esprit des Brésiliens, qui sont restés hébétés après le match, cherchant à comprendre le «massacre» de la «seleçao». Sur un fond de faire-part de deuil, le journal populaire O Dia parlait de «Fiasco en finale» tandis que la Tribuna da Imprensa titrait «Waterloo de Zagallo» en estimant que...