Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La représentation diplomatique tunisienne à Tel-Aviv se vide

Le dernier diplomate de la représentation tunisienne en Israël est parti sans être remplacé, onze mois après que le chef de poste en eut fait autant, a-t-on appris de sources diplomatiques à Tel-Aviv. Le départ de M. Mohammed Nabil Sfar, numéro deux du bureau d’intérêts tunisiens à Tel-Aviv, a été interprété comme un nouveau signe de l’irritation de la Tunisie devant le blocage du processus de paix israélo-arabe. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien à Jérusalem a confirmé le récent départ du diplomate tunisien mais a fait part de son espoir qu’un remplaçant serait nommé. «En attendant, le bureau continue à fonctionner», a-t-il souligné. Le bureau, qui fonctionne depuis mai 1996, émet notamment des visas pour les Israéliens désirant se rendre en Tunisie. En août dernier, le chef du bureau d’intérêts, M. Khamis Jinhawi, a regagné Tunis sans être, à ce jour, remplacé. Israël est pour sa part représenté par deux diplomates dans son bureau d’intérêts en Tunisie, également depuis 1996. Un député de l’opposition travailliste, M. Nissim Zvilli, d’origine tunisienne, a estimé à la radio publique que la Tunisie, en ordonnant le retour de ses représentants, «a voulu marquer son mécontentement vis-à-vis du blocage du processus de paix depuis l’arrivée au pouvoir de Benjamin Netanyahu», en 1996. Le président tunisien Zin el-Abidine Ben Ali a dénoncé à plusieurs reprises l’obstination du gouvernement israélien «à renier ses engagements de paix». La Tunisie a été le deuxième pays du Maghreb arabe, après le Maroc, à avoir commencé à normaliser ses relations avec Israël par l’échange de bureaux d’intérêts. (AFP)
Le dernier diplomate de la représentation tunisienne en Israël est parti sans être remplacé, onze mois après que le chef de poste en eut fait autant, a-t-on appris de sources diplomatiques à Tel-Aviv. Le départ de M. Mohammed Nabil Sfar, numéro deux du bureau d’intérêts tunisiens à Tel-Aviv, a été interprété comme un nouveau signe de l’irritation de la Tunisie devant le blocage du processus de paix israélo-arabe. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien à Jérusalem a confirmé le récent départ du diplomate tunisien mais a fait part de son espoir qu’un remplaçant serait nommé. «En attendant, le bureau continue à fonctionner», a-t-il souligné. Le bureau, qui fonctionne depuis mai 1996, émet notamment des visas pour les Israéliens désirant se rendre en Tunisie. En août dernier,...