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Actualités - Chronologie

Moubarak, Hussein et Arafat appellent Israël à renoncer au Grand-Jérusalem (photo)

Le président égyptien Hosni Moubarak, le roi Hussein de Jordanie et le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat ont appelé dimanche Israël à «annuler immédiatement» son projet de Grand-Jérusalem. L’appel a aussitôt été rejeté par l’Etat hébreu. Dans un communiqué lu par le chef de la diplomatie égyptienne, Amr Moussa, à l’issue d’une réunion de plus de deux heures, les trois dirigeants ont affirmé leur «refus du projet de judaïsation de Jérusalem adopté le 21 juin par le gouvernement israélien» pour étendre la municipalité de la Ville sainte. Ils ont demandé à Israël «d’annuler immédiatement ce projet et de s’abstenir de toute démarche pour le mettre en œuvre sur le terrain» et de cesser «la colonisation, les confiscations de terres et la démolition de maisons». L’appel du sommet tripartite a immédiatement été rejeté par Israël qui a réaffirmé que son plan pour Jérusalem n’avait aucune implication politique. «Jérusalem est la capitale d’Israël et nous n’accepterons pas de geler son développement en attendant des accords» avec les Palestiniens, a déclaré M. David Bar-Illan, porte-parole du premier ministre Benjamin Netanyahu. M. Bar-Illan a réaffirmé que le plan israélien avait «un caractère strictement municipal». M. Bar-Illan s’est élevé contre l’accusation portée contre Israël de «judaïser» Jérusalem, suggérant qu’elle pourrait avoir un caractère antijuif. Il a dénoncé les «menaces de recours à la force émises à chaque fois qu’il apparaît un sujet de divergence» entre Israël et les Arabes. Les trois partenaires arabes de la paix avec Israël ont en outre soutenu l’initiative américaine pour relancer les négociations israélo-palestiniennes bloquées depuis mars 1997 et «espèrent que les Etats-Unis vont prochainement annoncer le résultat de leurs efforts». Washington a proposé un retrait israélien de 13,1% en Cisjordanie, rejeté par Israël. Ils ont également apporté leur «appui» à l’initiative franco-égyptienne, lancée en mai par M. Moubarak et son homologue français Jacques Chirac pour une conférence des pays désireux de sauver la paix, également refusée par Israël. «La politique israélienne a provoqué l’arrêt total du processus de paix, qui menace de détruire toute chance de parvenir à une paix juste et globale dans la région et de faire revenir la violence», poursuit le communiqué. «La seule manière de sauver le processus de paix passe par l’application complète et à la lettre par Israël des principes de la conférence de Madrid» en 1991, notamment la terre contre la paix, assure le texte. Sommet arabe L’Egypte, la Jordanie et les Palestiniens sont par ailleurs convenus de «continuer à déployer leurs efforts pour réunir un sommet arabe», selon le communiqué. «J’espère que cette réunion préparera un sommet arabe sur la situation des Palestiniens, notamment à Jérusalem qui n’est pas seulement la capitale de l’Etat palestinien, mais abrite aussi des sites sacrés musulmans et chrétiens», a déclaré M. Arafat devant la presse après la réunion. Mais M. Moubarak s’est montré plus circonspect: «Lorsqu’il y aura une raison impérative et que nous serons totalement dans l’impasse, un sommet arabe sera nécessaire». «Jouer avec Jérusalem, c’est jouer avec le feu», a-t-il poursuivi. «C’est une question très délicate qui doit être examinée dans la phase finale» des négociations israélo-palestiniennes, censées s’achever en mai 1999. «La paix et la stabilité ne peuvent être obtenues sans donner leurs droits aux Palestiniens», a-t-il insisté. «L’impasse nuira aussi aux Israéliens».
Le président égyptien Hosni Moubarak, le roi Hussein de Jordanie et le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat ont appelé dimanche Israël à «annuler immédiatement» son projet de Grand-Jérusalem. L’appel a aussitôt été rejeté par l’Etat hébreu. Dans un communiqué lu par le chef de la diplomatie égyptienne, Amr Moussa, à l’issue d’une réunion de plus de deux heures, les trois dirigeants ont affirmé leur «refus du projet de judaïsation de Jérusalem adopté le 21 juin par le gouvernement israélien» pour étendre la municipalité de la Ville sainte. Ils ont demandé à Israël «d’annuler immédiatement ce projet et de s’abstenir de toute démarche pour le mettre en œuvre sur le terrain» et de cesser «la colonisation, les confiscations de terres et la démolition de maisons». L’appel...