Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

Jeudis, juillet, Jeita Le nouvel oratorio soufi d'Abou Mrad (photo)

Il n’est pas de lieu plus approprié que la grotte de Jeïta pour accueillir «Fidèles d’Amour», le nouvel oratorio soufi de Nidaa Abou Mrad. A travers une musique instrumentale et vocale de maqâm s’appuyant sur des poèmes mystiques, Abou Mrad part en quête de l’amour divin. Dans cette cathédrale de la nature, les notes du violon s’élèvent doucement, apprivoisent un moment le silence puis cèdent la place aux incantations d’un couple de chanteurs orientaux classiques. Le violoniste est en effet accompagné de Mohammed Saïd Chami et de Sylvie Haddad, qui tiennent les rôles des initiés face à Abou Mrad, le guide. Un guide qui invite le public à partager son élan d’adorateur dans une série de concerts qui se dérouleront tous les jeudis du mois de juillet à 20h 30. Ce concert constitue en quelque sorte le prolongement de «Mélodie d’eau et de terre», un maqâm sur le mystère de Jeïta, que le musicien avait présenté l’été dernier au cours d’un parcours en barque dans les eaux de la grotte. S’acheminant vers plus d’épurement, d’austérité, flirtant avec l’ascétisme, Nidaa Abou Mrad a choisi cette fois la terre ferme de la galerie supérieure, comme cadre de sa quête. Une fois les spectateurs assis, les lumières s’éteignent et le musicien apparaît entouré des deux choristes portant chacun une bougie. Tandis que Nidaa Abou Mrad approche à pas feutrés, les accents du violon s’envolent. Au début comme un souffle, la complainte se fait plus insistante, joue sur les modulations de tons, puis s’assoupit pour laisser place à la voix humaine. Celle de Mohammed Saïd Chami, puissante, au souffle étendu, qui jaillit des tréfonds de son être en un hymne fervent. Suivie de celle de Sylvie Haddad, riche et musicale. Du bout de son archet, Abou Mrad mène le dialogue entre la musique, langage sacré par excellence et la poésie spirituelle axée sur l’Amour. Résonances des textes mystiques des grandes figures de la spiritualité d’Orient et d’Occident: poèmes soufis d’Ibn’ Arabi, textes bibliques, panégyriques de Sainte Thérèse de Lisieux, Saint Jean de La Croix, Cantique des cantiques...Intégrés dans un parcours musical initiatique organisé en stations. L’oratorio, explique Nidaa Abou Mrad, suit l’ordre des septs «Vallées» traversées par les «Oiseaux» de la «Conférence» de Farîd-Eddin al-Attar (Iran du XIIIe siècle). «Quête», «Passion», «Gnose», «Détachement», «Unité», «Etonnement», «Pauvreté et anéantissement», sept étapes qui interfèrent avec les quêtes des Hésychastes (mystiques orthodoxes), celles des Béguines (femmes mystiques de l’Europe du Nord des XIIIe et XIVe siècles) comme celles de deux auteurs contemporains, Mikhaïl Neaïmé («Le Livre de Mirdâd») et Sami Makarem («Le miroir sur le Mont Qâf»). A travers les méandres initiatiques de la musique du maqâm et au fur et à mesure du dépassement des clivages par l’Amour, la grotte s’éclaire et la lumière fuse... En un aboutissement musical et mystique jamais égalé dans l’œuvre de Nidaa Abou Mrad.
Il n’est pas de lieu plus approprié que la grotte de Jeïta pour accueillir «Fidèles d’Amour», le nouvel oratorio soufi de Nidaa Abou Mrad. A travers une musique instrumentale et vocale de maqâm s’appuyant sur des poèmes mystiques, Abou Mrad part en quête de l’amour divin. Dans cette cathédrale de la nature, les notes du violon s’élèvent doucement, apprivoisent un moment le silence puis cèdent la place aux incantations d’un couple de chanteurs orientaux classiques. Le violoniste est en effet accompagné de Mohammed Saïd Chami et de Sylvie Haddad, qui tiennent les rôles des initiés face à Abou Mrad, le guide. Un guide qui invite le public à partager son élan d’adorateur dans une série de concerts qui se dérouleront tous les jeudis du mois de juillet à 20h 30. Ce concert constitue en quelque sorte le...