Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'alliance doit voir par principe un mandat de l'ONU, estime Jospin

Le premier ministre français, Lionel Jospin, a affirmé que l’OTAN doit, «par principe», avoir un mandat des Nations Unies pour agir au Kosovo, mais a laissé ouverte la possibilité de s’en passer. «C’est une question de principe pour nous de considérer que l’usage de la force au nom du droit doit se faire sur la base d’un mandat de l’organisation des Nations Unies», a dit M. Jospin à la presse à l’issue d’un entretien avec le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Il a souligné que «c’est elle qui donne la légitimité, sauf cas de légitime défense dans lequel nous ne pouvons pas dire que nous soyions exactement». Mais il a insisté sur le fait que la communauté internationale ne pouvait rester passive. «Pour autant, nous n’avons pas l’intention de nous trouver dans une situation dans laquelle nous devrions accepter passivement que justement les autorités de Belgrade enfreignent la loi internationale», a souligné M. Jospin. Un haut responsable du ministère russe de la Défense a averti vendredi qu’une action de l’OTAN sans mandat de l’ONU rallumerait la guerre froide. M. Jospin, qui dirige un gouvernement à majorité socialiste, a laissé entendre que la position de la France n’était pas encore complètement arrêtée et qu’elle faisait l’objet de consultations avec le président néo-gaulliste Jacques Chirac. «C’est une question sur laquelle le président de la République et le gouvernement agissent de concert, définissent des positions et ensuite les annoncent», a-t-il dit. M. Jospin a achevé vendredi à New York une visite de travail de trois jours aux Etats-Unis. (AFP)
Le premier ministre français, Lionel Jospin, a affirmé que l’OTAN doit, «par principe», avoir un mandat des Nations Unies pour agir au Kosovo, mais a laissé ouverte la possibilité de s’en passer. «C’est une question de principe pour nous de considérer que l’usage de la force au nom du droit doit se faire sur la base d’un mandat de l’organisation des Nations Unies», a dit M. Jospin à la presse à l’issue d’un entretien avec le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Il a souligné que «c’est elle qui donne la légitimité, sauf cas de légitime défense dans lequel nous ne pouvons pas dire que nous soyions exactement». Mais il a insisté sur le fait que la communauté internationale ne pouvait rester passive. «Pour autant, nous n’avons pas l’intention de nous trouver dans une situation dans...