L'embargo américain frappe l'économie cubaine au porte-monnaie
le 19 juin 1998 à 00h00
L’embargo américain contre Cuba affecte sévèrement l’île communiste en lui interdisant d’emprunter à moyen et long terme les quelque 3 milliards de dollars de fonds de roulement dont elle a un besoin vital. La levée de l’embargo permettrait à Cuba d’accéder «à des crédits à moyen et long terme», a relevé le ministre cubain de l’Economie, Jose Luis Rodriguez, dans une interview à l’hebdomadaire économique cubain «Negocios». Le veto américain empêche La Havane de bénéficier de crédits d’organismes internationaux, a-t-il souligné. Les milieux économiques étrangers à La Havane estiment entre 2,5 milliards et 3 milliards de dollars le montant des encours bancaires indispensables au financement du fonds de roulement de l’économie. Les conditions du crédit sont extrêmement pénalisantes avec des taux finaux pouvant atteindre 18 à 20% sur les échéances inférieures à 24 mois, selon les mêmes sources. Signe des difficultés du pays, les retards de paiement se multiplient et les demandes d’allongement des crédits fournisseurs s’accumulent, même si aucun incident de paiement n’a été enregistré, relèvent les milieux économiques étrangers. Les autorités de La Havane n’ont «pas peur de la levée de l’embargo américain», imposé à Cuba depuis plus de 35 ans par Washington, a assuré le ministre cubain. L’embargo n’a pas réussi à mettre fin au régime de Fidel Castro et la thèse que le déferlement économique américain sur l’île qui suivrait sa suppression en viendrait à bout gagne du terrain dans les milieux politiques américains. «Qu’ils lèvent six mois le blocus (l’embargo). Qu’ils essaient eux-mêmes. Nous sommes sûrs de ce que nous sommes capables d’assumer», a déclaré M. Rodriguez, à Negocios. «Les investissements (étrangers) en général continuent à affluer», a par ailleurs affirmé M. Rodriguez, qui a cependant reconnu que la politique américaine contre Cuba constitue «le frein principal» pour les entrepreneurs étrangers. (AFP)
L’embargo américain contre Cuba affecte sévèrement l’île communiste en lui interdisant d’emprunter à moyen et long terme les quelque 3 milliards de dollars de fonds de roulement dont elle a un besoin vital. La levée de l’embargo permettrait à Cuba d’accéder «à des crédits à moyen et long terme», a relevé le ministre cubain de l’Economie, Jose Luis Rodriguez, dans une interview à l’hebdomadaire économique cubain «Negocios». Le veto américain empêche La Havane de bénéficier de crédits d’organismes internationaux, a-t-il souligné. Les milieux économiques étrangers à La Havane estiment entre 2,5 milliards et 3 milliards de dollars le montant des encours bancaires indispensables au financement du fonds de roulement de l’économie. Les conditions du crédit sont extrêmement pénalisantes avec des...
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