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Actualités - Chronologie

Tennis Sampras veut redorer son blason au tournoi de Wimbledon (photo)

Voilà un an, Pete Sampras remportait son quatrième titre à Wimbledon, son dixième titre du Grand Chelem, en jouant l’un des tennis les plus inspirés, les plus puissants jamais vus. Sa victoire écrasante sur le Français Cédric Pioline en à peine une heure et 34 minutes n’avait laissé planer, semblait-il, aucun doute: Sampras était celui qui allait égaler, voire battre le record de victoires en tournois du Grand Chelem détenu par Roy Emerson avec 12 titres. Depuis, après trois prestations pour le moins décevantes dans trois des quatre tournois majeurs du circuit mondial, Pete l’invincible est retombé lourdement de son piédestal. Huitième de finaliste à l’US Open, quart de finaliste à Melbourne, sorti au deuxième tour à Roland-Garros, l’Américain a tout juste préservé son premier rang mondial, mais plus grâce aux maladresses ou à la déveine de ses adversaires que par ses résultats. A 26 ans, Sampras joue peut-être plus gros que jamais dans le tournoi londonien qui débute lundi. «Tout le monde sait que je fais le maximum dans les tournois majeurs. Je ne joue pas bien cette année, c’est aussi simple que ça», explique-t-il. «Beaucoup d’athlètes passent par des hauts et des bas; mais ils rebondissent toujours et c’est ce que je dois faire ici à Wimbledon». La campagne de Sampras devrait être favorisée par l’absence de spécialistes du gazon dans sa moitié de tableau. La première tête de série qu’il risque d’affronter est l’Espagnol Felix Mantilla, demi-finaliste à Roland-Garros, pur produit de la terre battue. Alex Corretja, finaliste malheureux à Paris, encore bien moins à l’aise sur herbe que Mantilla, et le Russe Evgueni Kafelnikov, qui vit une saison en dents de scie et vient de gagner à Halle, sont les autres têtes de série dans le quart de Sampras. Ce sont les joueurs non classés têtes de série qui risquent en fait de poser le plus de problèmes au tenant. L’Américain pourrait ainsi retrouver le finaliste 1996 Malivai Washington dès le deuxième tour et le vainqueur de Queens, Scott Draper, au tour suivant. Figurent aussi dans ce haut de tableau un redoutable trio d’Australiens avec Mark Woodforde, Jason Stoltenberg et Mark Philippoussis, tous capables d’inquiéter le favori. Numéro deux mondial, le Chilien Marcelo Rios est classé tête de série numéro deux mais peu de bookmakers parieraient un peso sur sa tête. Le surdoué du circuit a remporté quatre titres cette année, dont les prestigieux tournois de Rome et de Key Biscayne. Il a atteint la finale des Internationaux d’Australie avant de s’incliner face au Tchèque Petr Korda. Mais Rios a perdu dès le premier tour du tournoi de Nottingham dans son premier match sur gazon avant Wimbledon. «Je ne me sentais pas très bien sur l’herbe. Je ne suis pas très bien préparé mentalement», assure-t-il. Tête de série numéro trois, Korda joue peut-être bien là sa dernière saison et il aimerait sans doute ajouter Wimbledon à son tableau de chasse. Mais le Tchèque est dans un quart de tableau impossible, où l’on trouve Andre Agassi, Tim Henman, l’Austalien Pat Rafter et quelques autres têtes de série. Dans la cohorte des autres anciens vainqueurs d’un tournoi du Grand Chelem figurent également le vainqueur de Roland-Garros, Carlos Moya, et Richard Krajicek, le champion 1996. Des deux, le Néerlandais est bien évidement l’espoir le plus sérieux, ne serait-ce qu’en raison de son service canon. Tout Londres soutiendra évidemment les deux artisans de la renaissance du tennis anglais, Greg Rusedski et Tim Henman, qui visent tous deux la succession de Fred Perry, vainqueur en 1936. (Reuters)
Voilà un an, Pete Sampras remportait son quatrième titre à Wimbledon, son dixième titre du Grand Chelem, en jouant l’un des tennis les plus inspirés, les plus puissants jamais vus. Sa victoire écrasante sur le Français Cédric Pioline en à peine une heure et 34 minutes n’avait laissé planer, semblait-il, aucun doute: Sampras était celui qui allait égaler, voire battre le record de victoires en tournois du Grand Chelem détenu par Roy Emerson avec 12 titres. Depuis, après trois prestations pour le moins décevantes dans trois des quatre tournois majeurs du circuit mondial, Pete l’invincible est retombé lourdement de son piédestal. Huitième de finaliste à l’US Open, quart de finaliste à Melbourne, sorti au deuxième tour à Roland-Garros, l’Américain a tout juste préservé son premier rang mondial, mais plus...