Quatre suspects de meurtre lynchés par la foule en Afrique du sud
le 16 juin 1998 à 00h00
Une foule a lynché et brûlé quatre hommes soupçonnés de meurtre dans un camp de squatters, a écrit hier la presse sud-africaine. La police a déclaré qu’elle ne savait pas s’ils avaient été brûlés vivants. La rapide hausse de la criminalité depuis les débuts de la transition démocratique en Afrique du Sud, en 1994, a provoqué le ressentiment de la population, qui n’hésite pas à faire justice elle-même quand elle en a l’occasion. Les quatre victimes du week-end étaient soupçonnées d’avoir tué deux hommes d’une vingtaine d’années dans un bidonville des environs de Diepslot, entre Pretoria et Johannesburg. Quand la police est venue les arrêter, elle n’a trouvé que trois corps empilés les uns sur les autres, encore fumants. Le quatrième gisait, dans le même état, 100 mètres plus loin. Selon le quotidien «The Star», un millier de personnes, en majorité des femmes, s’étaient emparées des quatre hommes, les avaient battus et aspergés de kérosène avant de mettre le feu. «The Star» précise que pendant que les suspects brûlaient, la foule leur criait leurs crimes. Selon un témoin, l’un des hommes transformés en torches vivantes a cherché à fuir, mais il a été rattrapé et battu encore. Le responsable de la section locale du Congrès national africain, l’ANC du président Nelson Mandela, Jan Mahlangu, explique dans les colonnes du journal qu’il n’a pas réussi à calmer la foule, et que la police n’a pas répondu à ses appels à temps. La police a fait savoir qu’elle attendait les résultats des autopsies pour savoir si les hommes avaient vraiment été brûlés vivants, ajoutant que personne n’avait été arrêté pour l’instant. «Nous croyons que les hommes ont été tués par la foule, mais la population refuse de coopérer avec nous. Personne ne veut parler», a dit un porte-parole de la police.
Une foule a lynché et brûlé quatre hommes soupçonnés de meurtre dans un camp de squatters, a écrit hier la presse sud-africaine. La police a déclaré qu’elle ne savait pas s’ils avaient été brûlés vivants. La rapide hausse de la criminalité depuis les débuts de la transition démocratique en Afrique du Sud, en 1994, a provoqué le ressentiment de la population, qui n’hésite pas à faire justice elle-même quand elle en a l’occasion. Les quatre victimes du week-end étaient soupçonnées d’avoir tué deux hommes d’une vingtaine d’années dans un bidonville des environs de Diepslot, entre Pretoria et Johannesburg. Quand la police est venue les arrêter, elle n’a trouvé que trois corps empilés les uns sur les autres, encore fumants. Le quatrième gisait, dans le même état, 100 mètres plus loin. Selon le...
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