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Actualités - Chronologie

Blé : les traders voient une reprise des hostilités commerciales UE/USA

Les traders européens et américains, affectés par une raréfaction de la demande mondiale, risquent de raviver les tensions commerciales entre Bruxelles et Washington sur les débouchés égyptiens et marocains du blé au cours des trois ou quatre premiers mois de la saison 1998/99, estiment des exportateurs européens. L’Egypte et le Maroc, débouchés à la fois des Etats-Unis et de l’Union, sont actuellement les deux plus importants acheteurs mondiaux de blé «soft red winter» et leur présence aux achats suffit à déclencher la nervosité des exportateurs, souligne-t-on. Le Caire importe par mois quelque 450.000 tonnes de ce blé et Rabat devrait en importer entre 2 et 2,5 millions sur la prochaine saison 1998/99, estiment des exportateurs. L’Union européenne et les Etats-Unis sont les deux principaux producteurs et exportateurs de blé «soft red winter» du marché mondial. «Il faut s’attendre à de grosses bagarres», assure un exportateur familier des marchés européen et américain. Il prédit une surenchère à la baisse des prix pour le partage de ces deux débouchés, traditionnellement au cœur des batailles commerciales euro-américaines sur le blé. Les Etats-Unis ont à plusieurs reprises menacé ces derniers temps de relancer leurs programmes de subventions à l’exportation (EEP) pour le blé, s’ils constatent que la concurrence européenne leur fait perdre des débouchés. «Il y a de la nervosité commerciale et politique pour savoir qui va tirer le premier», assure un autre exportateur. Cette situation devrait contribuer à déprimer les cours mondiaux du blé qui sont à leur plus bas niveau depuis 5 ans, à moins d’une catastrophe climatique où du retour d’importants acheteurs comme la Chine ou la Russie. «Les marchés sont très déprimés et le resteront à cause d’une demande plus faible que l’offre», assure un exportateur. Actuellement le blé européen, notamment le français, dispose d’un avantage de prix sur son rival américain, ce qui lui permet de figurer en bonne place auprès des acheteurs du Bassin méditerranéen. Mais l’Union européenne pourrait se voir, à terme, reprocher cet avantage par Washington qui estime qu’il est essentiellement dû aux restitutions à l’exportation. A cet avantage s’ajoutent ceux du transport et du fret, liés à la proximité de la zone. Un exportateur a attiré l’attention sur le risque d’une surenchère à la baisse des prix entre exportateurs européens eux-mêmes, ce qui devrait déprimer davantage les cours européens et les rendre plus compétitifs. «On ne voit pas ce qui peut empêcher les prix de continuer à descendre», a-t-il dit, insistant sur les stocks pléthoriques de céréales qui se sont reconstitués dans l’Union européenne et la perspective d’une récolte de blé tendre record cette année en France. Les acheteurs ayant la même appréciation baissière du marché, ils préfèrent attendre une décote des prix, procédant en attendant à des achats au jour le jour. Les exportateurs européens sont convaincus que tous les ingrédients sont réunis pour déclencher une «guerre commerciale» durant les premiers mois de la saison. (Reuters)
Les traders européens et américains, affectés par une raréfaction de la demande mondiale, risquent de raviver les tensions commerciales entre Bruxelles et Washington sur les débouchés égyptiens et marocains du blé au cours des trois ou quatre premiers mois de la saison 1998/99, estiment des exportateurs européens. L’Egypte et le Maroc, débouchés à la fois des Etats-Unis et de l’Union, sont actuellement les deux plus importants acheteurs mondiaux de blé «soft red winter» et leur présence aux achats suffit à déclencher la nervosité des exportateurs, souligne-t-on. Le Caire importe par mois quelque 450.000 tonnes de ce blé et Rabat devrait en importer entre 2 et 2,5 millions sur la prochaine saison 1998/99, estiment des exportateurs. L’Union européenne et les Etats-Unis sont les deux principaux producteurs et...