Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Un porte-parole du Hamas rejette toute participation à un cabinet palestinien

Le porte-parole du mouvement intégriste palestinien Hamas à Amman a rejeté l’idée d’une participation de cette formation à un nouveau cabinet palestinien. «Notre mouvement réaffirme sa position de principe consistant à rejeter toute participation au cabinet de l’Autorité (palestinienne)», a déclaré M. Ibrahim Ghoshé. «Toute information sur ce sujet n’est destinée qu’à détourner l’attention de la campagne féroce de l’Autorité palestinienne contre les dirigeants du Hamas dont plus de 200 sont détenus et à leur tête M. Abdel Aziz Rantissi», a-t-il ajouté. Un des dirigeants du Hamas à Gaza, M. Mahmoud Zahar, a déclaré que l’Autorité palestinienne de M. Yasser Arafat allait demander au mouvement de participer au nouveau gouvernement qui sera formé dans les semaines prochaines. «Nous avons reçu une invitation pour rencontrer Arafat mardi afin de négocier notre participation dans le nouveau gouvernement», a déclaré M. Zahar à des journalistes. Le comité exécutif de l’OLP a décidé que le cabinet serait remanié dans les dix jours à compter de la prochaine séance du conseil législatif, prévue le 15 juin. Le Conseil législatif avait appelé M. Arafat à changer son gouvernement, qu’il a notamment accusé de corruption. Le retour de cheikh Yassine Sur un autre plan, le guide spirituel du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), cheikh Ahmed Yassine, a été autorisé à regagner la bande de Gaza à compter de lundi, a indiqué un haut responsable de l’organisation intégriste. «Un officiel de l’Autorité palestinienne nous a annoncé que cheikh Yassine pourrait regagner la bande de Gaza à partir de lundi», a affirmé ce haut responsable sous couvert de l’anonymat. «Il nous a cependant demandé de prendre nos dispositions afin que les conditions de sécurité permettant ce retour puissent être coordonnées par l’Autorité palestinienne et Israël», a-t-il ajouté. Cheikh Yassine effectue depuis février une tournée au Moyen-Orient et il a été reçu pratiquement comme un chef d’Etat dans des monarchies arabes du Golfe et en Iran. Israël, qui avait un temps envisagé d’empêcher son retour, devrait finalement l’autoriser à revenir. Selon la radio publique israélienne, le premier ministre Benjamin Netanyahu a estimé que son retour «provoquera moins de dégâts» que si Israël l’empêchait de regagner son foyer. Le Hamas a menacé Israël d’une réaction violente si cheikh Yassine était empêché de revenir dans les territoires palestiniens. L’Autorité palestinienne a publiquement averti que le bannissement de cheikh Yassine risquait de provoquer une vague de violence et donner le coup de grâce au processus de paix. Le fondateur et guide spirituel du Hamas a effectué des visites en Egypte, en Arabie Séoudite, à Qatar, en Iran, aux Emirats arabes unis, au Koweit, au Yémen, en Syrie et au Soudan. Au cours de sa tournée, cheikh Yassine s’est prononcé pour la poursuite de la lutte armée contre Israël «en vue de libérer tout le sol palestinien». Selon lui, «le processus de paix est mort et il ne reste plus qu’à l’enterrer». Les médias israéliens, citant des estimations des services de renseignement, affirment que cheikh Yassine a récolté au moins 50 millions de dollars pour son mouvement au cours de sa tournée. L’Iran, toujours selon ces médias, se serait aussi engagé à former les commandos du Hamas à la lutte armée contre des objectifs israéliens à l’étranger et à leur donner une assistance logistique et financière. Le Hamas est hostile aux accords israélo-palestiniens sur l’autonomie conclus en 1993 à Oslo et a revendiqué la plupart des attentats anti-israéliens qui ont fait des dizaines de tués depuis lors, pour la plupart des civils. Cheikh Yassine avait été libéré en octobre dernier par Israël, après huit ans de prison, à la faveur d’un accord passé avec la Jordanie après un attentat manqué du service secret israélien contre Khaled Méchaal, un responsable du Hamas, en septembre 1997 à Amman. (AFP)
Le porte-parole du mouvement intégriste palestinien Hamas à Amman a rejeté l’idée d’une participation de cette formation à un nouveau cabinet palestinien. «Notre mouvement réaffirme sa position de principe consistant à rejeter toute participation au cabinet de l’Autorité (palestinienne)», a déclaré M. Ibrahim Ghoshé. «Toute information sur ce sujet n’est destinée qu’à détourner l’attention de la campagne féroce de l’Autorité palestinienne contre les dirigeants du Hamas dont plus de 200 sont détenus et à leur tête M. Abdel Aziz Rantissi», a-t-il ajouté. Un des dirigeants du Hamas à Gaza, M. Mahmoud Zahar, a déclaré que l’Autorité palestinienne de M. Yasser Arafat allait demander au mouvement de participer au nouveau gouvernement qui sera formé dans les semaines prochaines. «Nous avons reçu...