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Actualités - Chronologie

La Belgique, entre mémoire douloureuse et danger de l'extrême droite

Une loi flamande sur le versement d’allocations à une poignée de collaborateurs des nazis a provoqué une levée de boucliers en Belgique, rappelant que la mémoire de la guerre y reste douloureuse et que l’extrême droite flamande pose aujourd’hui un défi à tout le pays. Le Parlement de la Région flamande a voté mercredi une loi permettant à d’anciens collaborateurs des nazis de recevoir des allocations, au même titre que les victimes de l’occupant allemand. Ces collaborateurs, qualifiés de «victimes de la répression» — le mot répression est utilisé, plutôt en Flandre, pour qualifier ce qui équivaut en France à l’épuration — auront droit à une allocation de 20.000 FB par an (555 dollars), augmentée de 5.000 FB par personne à charge, après un avis motivé rendu par une commission de spécialistes. La loi s’adresse uniquement aux anciens collaborateurs qui ont été réhabilités, graciés ou acquittés après 1945, et qui seraient aujourd’hui, selon les spécialistes, au plus quelques centaines. Le nombre de bénéficiaires potentiels de cette loi est donc inversement proportionnel à la virulence des réactions, surtout francophones, qui ont suivi ce vote. Côté francophone, on condamne le fait que les résistants «victimes de la guerre» et les collaborateurs soient mis sur un pied d’égalité, ce qui équivaut à une «amnistie déguisée». «Il est inacceptable que des personnes qui ont collaboré à des déportations, des emprisonnements, voire des assassinats puissent bénéficier de quelque clémence que ce soit», a déclaré le vice-premier ministre fédéral et socialiste wallon, Elio Di Rupo. Les Flamands modérés soulignent de leur côté à quel point la mémoire de la guerre reste douloureuse en Belgique. «Il existe un noyau dur flamand qui demande l’amnistie depuis cinquante ans, tout comme il y a eu un noyau dur du mouvement flamand, au plus 5%, qui a collaboré activement pendant la guerre», explique le politologue Kris Deschouwer, de l’Université libre de Bruxelles (VUB, flamande), pour lequel il ne faut pas faire d’«amalgame» entre la Flandre et la collaboration.. (AFP)
Une loi flamande sur le versement d’allocations à une poignée de collaborateurs des nazis a provoqué une levée de boucliers en Belgique, rappelant que la mémoire de la guerre y reste douloureuse et que l’extrême droite flamande pose aujourd’hui un défi à tout le pays. Le Parlement de la Région flamande a voté mercredi une loi permettant à d’anciens collaborateurs des nazis de recevoir des allocations, au même titre que les victimes de l’occupant allemand. Ces collaborateurs, qualifiés de «victimes de la répression» — le mot répression est utilisé, plutôt en Flandre, pour qualifier ce qui équivaut en France à l’épuration — auront droit à une allocation de 20.000 FB par an (555 dollars), augmentée de 5.000 FB par personne à charge, après un avis motivé rendu par une commission de spécialistes....