Invité par M. Ignacio Gonzales, ambassadeur du Chili au Liban, et reçu par M. Riad Salamé, gouverneur de la Banque du Liban, M. Carlos Massaad, gouverneur de la Banque centrale chilienne, a donné, hier, une conférence à la BDL sur l’évolution économique du Chili durant les vingt dernières années. Selon M. Massaad, le Chili a réellement émergé grâce autant aux réformes économiques profondes de son pays que par le développement de la nouvelle démocratie. En 1975, le Chili était plongé dans une crise économique et sociale très grave sanctionnée par une inflation excessive. Parmi les changements économiques et en dehors du changement de régime politique, c’est l’ouverture de l’économie chilienne au marché extérieur qui a relancé l’activité productive du pays. Mais, rapidement, un développement trop mal endigué a fait chuter à nouveau le pays dans de graves problèmes structurels. Après une dévaluation importante de la monnaie due à un endettement et à un déficit accru (40% du PIB), une nouvelle période de redressement a été mise en place dans les années quatre-vingts. Toujours, selon le conférencier, «les leçons tirées de la dernière crise des années 80 comportent trois volets: la maîtrise du déficit budgétaire est essentielle, l’efficience du système bancaire et son évolution en fonction du marché global sont primordiales et enfin le contrôle relatif de l’ouverture du marché reste important dans un premier temps, jusqu’à la maturité de l’économie nationale». Le taux moyen de croissance, malgré quelques années plus sombres, reste de 8% sur une période de plus de dix ans. Cela prouve que le Chili a trouvé une stabilité économique et un essor régulier pour son développement depuis les réformes de 1983. Pour 1998, la croissance réelle prévue est de 5,5%, avec un taux d’inflation de 4,5%. L’inflation de 30% en 1990 a été réduite dernièrement, mais progressivement pour tenir compte de l’indexation des nombreux contrats commerciaux sur l’inflation. Cette indexation a, d’ailleurs, longtemps elle-même généré de l’inflation supplémentaire. Le marché domestique représente 82% des affaires chiliennes et le gouvernement accuse un crédit de 2% du PIB au niveau de son budget. Tout a été mis en œuvre pour que le secteur privé soit à la base de la construction de l’économie chilienne moderne. Interrogé sur la politique monétaire appliquée au Liban, M. Massaad a répondu «Je ne peux rien dire de la politique monétaire menée au Liban, mais je voudrais souligner que si M. Salamé a été plébiscité, dernièrement, par ses pairs, ce n’est certainement pas par hasard...».
Invité par M. Ignacio Gonzales, ambassadeur du Chili au Liban, et reçu par M. Riad Salamé, gouverneur de la Banque du Liban, M. Carlos Massaad, gouverneur de la Banque centrale chilienne, a donné, hier, une conférence à la BDL sur l’évolution économique du Chili durant les vingt dernières années. Selon M. Massaad, le Chili a réellement émergé grâce autant aux réformes économiques profondes de son pays que par le développement de la nouvelle démocratie. En 1975, le Chili était plongé dans une crise économique et sociale très grave sanctionnée par une inflation excessive. Parmi les changements économiques et en dehors du changement de régime politique, c’est l’ouverture de l’économie chilienne au marché extérieur qui a relancé l’activité productive du pays. Mais, rapidement, un développement trop...
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