Bien que Claude Leroy ait aligné l’équipe la plus offensive, avec trois attaquants, ce sont les Autrichiens qui vont de l’avant les premiers. Mais ils ne se créent pas d’occasion nette, une tête de Pfeifenberger passant largement au-dessus (7). Le match, entre deux équipes trop timorées, se limite le plus souvent à une lutte au milieu du terrain. Les Camerounais donnent l’impression de ne pas quoi savoir faire du ballon et ne parviennent pas à s’approcher du but, si ce n’est sur une tête d’Oman-Biyik, sans danger pour le gardien Konsel (21). Les Autrichiens, plus incisifs, cherchent leur vedette Polster, mais l’avant-centre de Cologne voit un de ses tirs détourné en corner (22), puis une tête facilement, captée par Songo’o (27). Konsel, lui, doit attendre la demi-heure de jeu pour réchauffer ses vieux os de 36 ans en détournant en corner d’une claquette un centre-tir d’Angibeau. A un quart d’heure de la mi-temps, les joueurs africains sortent enfin de leur coquille et dominent territorialement, mais des erreurs techniques font avorter leur tentative et leurs appels de balles ne sont pas assez vifs pour faire chanceler la défense autrichienne. Les Lions indomptables doivent s’en remettre à un puissant coup franc de Womé (35) de 25 mètres pour obliger Konsel à s’employer. Après 45 minutes sans réelle occasion, l’arbitre met fin à la mi-temps la plus terne depuis le début du Mondial. La seconde période démarre sur le même faux rythme que la première. Les deux équipes semblent manquer d’arguments techniques et les passes filent trop souvent en touche ou dans des pieds adverses. Eclair de génie La première action tranchante est l’œuvre du Camerounais Wome, qui perce sur 15 mètres et frappe avant d’entrer dans la surface, obligeant Konsel à détourner en corner (58). Le match est bien cadenassé et l’on ne sent pas l’une ou l’autre équipe capable de faire la différence, sauf peut-être sur un coup de pied arrêté, comme celui de Polster (70), frappé puissamment à ras-de-terre et qui inquiète Songo’o, ou un tir lointain tel celui de Pfeifenberger (73) repoussé grâce à une belle envolée du gardien camerounais. Et au moment le plus inattendu, un éclair de génie touche enfin le stade. Njanka troue la défense autrichienne sur le côté gauche, d’un ultime crochet élimine le dernier défenseur et se met en position idéale pour battre Konsel du droit d’une quinzaine de mètres (77). Trois minutes plus tard, Pfeifenberger a l’occasion d’égaliser, mais roule sur un ballon venu sur lui en cloche à huit mètres du but au lieu de le frapper (85). Le public peut recommencer à scander «Cameroun, Cameroun». Pas pour longtemps. Les jeunes Lions oublient Polster au milieu de la surface sur un corner alors qu’on joue les arrêts de jeu. Le vieux renard, après une remise de la tête, permet à l’Autriche d’arracher le match nul d’une frappe de près.
Bien que Claude Leroy ait aligné l’équipe la plus offensive, avec trois attaquants, ce sont les Autrichiens qui vont de l’avant les premiers. Mais ils ne se créent pas d’occasion nette, une tête de Pfeifenberger passant largement au-dessus (7). Le match, entre deux équipes trop timorées, se limite le plus souvent à une lutte au milieu du terrain. Les Camerounais donnent l’impression de ne pas quoi savoir faire du ballon et ne parviennent pas à s’approcher du but, si ce n’est sur une tête d’Oman-Biyik, sans danger pour le gardien Konsel (21). Les Autrichiens, plus incisifs, cherchent leur vedette Polster, mais l’avant-centre de Cologne voit un de ses tirs détourné en corner (22), puis une tête facilement, captée par Songo’o (27). Konsel, lui, doit attendre la demi-heure de jeu pour réchauffer ses vieux...
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