Lennart Johansson, un suédois investi d'une mission
le 05 juin 1998 à 00h00
Lennart Johansson, l’un des deux candidats à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA), se veut investi d’une mission: rendre aux fédérations nationales un pouvoir qui, selon lui, leur a été «confisqué». Pour succéder au Brésilien Joao Havelange, qui s’en va après 24 années de règne sans partage sur la famille du football mondial, ce Suédois de 69 ans s’est engagé à faire de la FIFA une «organisation démocratique basée sur la transparence, la loyauté et la solidarité», dans un manifeste adressé à chacune des 198 associations nationales qui voteront le 8 juin lors du congrès de la FIFA à Paris. Dans ce document, l’actuel président de l’Union européenne de football (UEFA) y explique comment il entend redéfinir le rôle des six confédérations continentales, au besoin en révisant les statuts de la plus puissante fédération du monde sportif (200 millions de licenciés), et renforcer structurellement et politiquement chaque fédération nationale. Et puisque, à l’ère du sport-business, le pouvoir c’est d’abord l’argent, il a également promis de redistribuer aux associations nationales les mirifiques profits réalisés par la FIFA grâce aux droits de télévision. Esprit de décision «Lennart sait écouter avant de prendre une décision. Il croit davantage au jeu collectif qu’aux actions individuelles», dit de lui Lars-Aake Lagrell, qui lui a succédé à la tête de la Fédération suédoise. Né dans une famille d’ouvriers de Bromma, une banlieue de Stockholm, coursier à 15 ans dans une société de travaux publics dont il dirige aujourd’hui le conseil d’administration, Lennart Johansson débute sa carrière de dirigeant sportif, dans les années soixante, dans le handball. Son esprit de décision, doublé d’une étonnante puissance de travail, lui vaut d’être élu en 1967 à la présidence de l’AIK, club de l’élite du football suédois, avant de le propulser en 1983 à la tête de la fdération de son pays. En 1990, Lennart Johansson accède la présidence de l’UEFA. Sa carrure — il fut un honorable demi-centre en 6e division départementale — impressionne et son style, sans chichi et volontiers bougon, séduit. Il développe les compétitions européennes et se met à rêver d’un championnat d’Europe des clubs qui reste encore à construire. A mots couverts d’abord, puis de plus en plus ouvertement, il s’oppose à Joao Havelange qu’il n’hésite pas à qualifier de «dictateur». (AFP)
Lennart Johansson, l’un des deux candidats à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA), se veut investi d’une mission: rendre aux fédérations nationales un pouvoir qui, selon lui, leur a été «confisqué». Pour succéder au Brésilien Joao Havelange, qui s’en va après 24 années de règne sans partage sur la famille du football mondial, ce Suédois de 69 ans s’est engagé à faire de la FIFA une «organisation démocratique basée sur la transparence, la loyauté et la solidarité», dans un manifeste adressé à chacune des 198 associations nationales qui voteront le 8 juin lors du congrès de la FIFA à Paris. Dans ce document, l’actuel président de l’Union européenne de football (UEFA) y explique comment il entend redéfinir le rôle des six confédérations continentales, au besoin en...
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