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Actualités - Chronologie

Tir d'intimidation de l'ALS contre les délégués français du comité de surveillance

Un membre de l’Armée du Liban-Sud (ALS) a tiré en l’air hier au passage des représentants de la France au comité de surveillance des accords d’avril 1996, qui se rendaient à Naqoura, a-t-on appris de source diplomatique. Le milicien a tiré une balle de son fusil-mitrailleur lorsque le convoi français, formé de deux voitures escortées de véhicules de l’ONU, a atteint le passage de Hamra, tenu par l’ALS, qui mène à la zone occupée, a-t-on précisé. Le convoi s’est arrêté un moment pendant que les officiels français et les officiers de l’ONU discutaient l’incident avec le milicien posté à Hamra, à une vingtaine de kilomètres au sud de Tyr, a-t-on ajouté. «L’incident a été rapidement résolu et la délégation française a poursuivi sa route vers Naqoura», où devait se réunir le comité afin d’examiner des plaintes déposées par les deux pays pour protester contre les violations des arrangements de sécurité d’avril 1996. «Les miliciens sont nerveux. Il s’agit du second incident de ce genre en un mois et les représentants de la France vont demander à la délégation israélienne de résoudre le problème», a-t-on indiqué de même source. Cet incident, note-t-on, survient au lendemain des déclarations d’un haut responsable israélien, Eytan Ben-Trur, regrettant les propos du président français Jacques Chirac selon lequel l’Etat hébreu devrait se retirer «sans condition» du Liban-Sud. Pour ce qui est de la réunion du comité de surveillance, celui-ci devait entamer l’examen d’une plainte libanaise et deux israéliennes, a-t-on annoncé officiellement. Le Liban a déposé plainte après qu’un berger de 17 ans, Mohammad Ahmad Mokalled, eut été tué dimanche et son frère de 19 ans gravement blessé par une roquette tirée d’une position israélienne. Israël, a de son côté, déposé deux plaintes en accusant des combattants anti-israéliens d’avoir ouvert le feu depuis des zones peuplées du Liban-Sud. Depuis le début de l’année, 12 civils libanais ont été tués et 53 blessés au Liban-Sud, selon un décompte de l’AFP. Sur le terrain, les combattants du mouvement Amal ont lancé hier sept attaques contre des positions israéliennes dans la zone occupée selon des services de sécurité dans la région. Les combattants d’Amal ont mené dans l’après-midi une attaque à l’arme automatique, à la roquette antichar et au mortier contre une patrouille de l’ALS sur la route de Rachaf, dans le secteur occidental de la zone occupée, a-t-on ajouté. «Nos résistants ont atteint leurs cibles», a affirmé Amal dans un communiqué. Selon les services de sécurité, les combattants d’Amal avaient mené dans la matinée six attaques contre des positions de l’armée israélienne et de l’ALS. Ils ont tiré 45 obus de mortier contre les fortins de Qantara, Qseir, Salaa et Choumariyeh dans le secteur central de zone occupée. L’artillerie israélienne et celle de l’ALS ont répliqué en prenant pour cible les environs de plusieurs villages de l’Iqlim el-Touffah. Plus de 40 roquettes sont tombées près de Qabrikha, Touline et Wadi Slouki. Amal a revendiqué les attaques, affirmant avoir tiré également 15 obus de mortier contre la position de Haddatha, également dans le secteur central de la zone occupée. Les attaques du mouvement Amal et les tirs des artilleries israélienne et de l’ALS n’ont pas fait de victimes. Lundi, Amal a mené une dizaine d’attaques contre la zone occupée, sans faire de tués ou de blessés, selon des services de sécurité.
Un membre de l’Armée du Liban-Sud (ALS) a tiré en l’air hier au passage des représentants de la France au comité de surveillance des accords d’avril 1996, qui se rendaient à Naqoura, a-t-on appris de source diplomatique. Le milicien a tiré une balle de son fusil-mitrailleur lorsque le convoi français, formé de deux voitures escortées de véhicules de l’ONU, a atteint le passage de Hamra, tenu par l’ALS, qui mène à la zone occupée, a-t-on précisé. Le convoi s’est arrêté un moment pendant que les officiels français et les officiers de l’ONU discutaient l’incident avec le milicien posté à Hamra, à une vingtaine de kilomètres au sud de Tyr, a-t-on ajouté. «L’incident a été rapidement résolu et la délégation française a poursuivi sa route vers Naqoura», où devait se réunir le comité afin...