Des échauffourées se sont produites dimaanche entre des extrémistes israéliens de droite et des Palestiniens à Jérusalem-Est, lors de «la Journée de Jérusalem», a indiqué la police. Une soixantaine d’activistes israéliens du groupuscule des «fidèles du Mont du Temple» ont accroché des drapeaux israéliens sur les grilles de la Maison d’Orient, siège officieux de l’OLP à Jérusalem-Est, la partie annexée de la Ville sainte. Des gardes palestiniens du bâtiment ont repoussé les Israéliens et arraché les drapeaux durant une bousculade, selon la police. Les «Fidèles du Mont du Temple» ont également mis le feu à un cercueil noir sur lequel s’était inscrit: «L’Autorité palestinienne Etat terroriste». La police est ensuite intervenue pour séparer les deux groupes, a-t-on ajouté. Après ces incidents, les manifestants israéliens se sont dirigés vers le consulat américain à Jéruslem-Est. Le chef de la police de Jérusalem, le commissaire Yaïr Yitzhaki, a toutefois annoncé que les forces de l’ordre ont interdit aux membres des «fidèles du Mont du Temple» de pénétrer sur l’Esplanade des Mosquées, troisième lieu sacré de l’islam, afin «d’éviter des désordres». Le chef de ce groupuscule, M. Gershom Salamon, a dénoncé cette décision. «C’est une honte que trente et un ans après la réunification de Jérusalem, les Juifs se voient interdire l’accès du Mont du Temple», a-t-il dit à la radio. Selon lui, la police avait donné il y a quelques jours l’autorisation à son organisation de se rendre sur le Mont du Temple. Les «Fidèles du Mont du Temple» se sont fixés pour but de reconstruire le Temple juif, premier lieu saint du judaïsme à l’emplacement de l’Esplanade des Mosquées. «La Journée de Jérusalem» marque l’annexion formelle en 1980 par Israël du secteur arabe de la ville après son occupation en 1967. Cette annexion n’a pas été reconnue par la communauté internationale. Des défilés de civils ont lieu chaque année pour cette anniversaire, mais le gouvernement a voulu introduire plusieurs innovations cette année durant laquelle l’Etat d’Israël célèbre son cinquantenaire. Ainsi cette année, trente mille militaires et civils israéliens ont défilé drapeaux en tête dans les artères de Jérusalem-Ouest, sous les applaudissements de 150.000 spectateurs massés le long du parcours. Un millier de vétérans de la guerre de 1948, coiffés de chapeaux blancs, ont ouvert la marche au rythme d’une musique militaire diffusée par haut-parleurs. Le défilé a démarré aux pieds des murailles de la vieille ville, et a longé une partie de l’ancienne ligne de démarcation qui séparait le secteur oriental et occidental de la ville avant 1967. Les vétérans ont été suivis par des invalides de guerre, puis des détachements des unités de l’armée israélienne qui se sont illustrés pendant la Guerre des Six jours. Aucun blindé ou matériel lourd n’a participé à la parade. Plus de 13.500 soldats, fusils à l’épaule, ont défilé à pas cadencés, derrière des jeeps portant des fanions et armées de mitrailleuses légères. (AFP, Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Des échauffourées se sont produites dimaanche entre des extrémistes israéliens de droite et des Palestiniens à Jérusalem-Est, lors de «la Journée de Jérusalem», a indiqué la police. Une soixantaine d’activistes israéliens du groupuscule des «fidèles du Mont du Temple» ont accroché des drapeaux israéliens sur les grilles de la Maison d’Orient, siège officieux de l’OLP à Jérusalem-Est, la partie annexée de la Ville sainte. Des gardes palestiniens du bâtiment ont repoussé les Israéliens et arraché les drapeaux durant une bousculade, selon la police. Les «Fidèles du Mont du Temple» ont également mis le feu à un cercueil noir sur lequel s’était inscrit: «L’Autorité palestinienne Etat terroriste». La police est ensuite intervenue pour séparer les deux groupes, a-t-on ajouté. Après ces incidents,...