Le général Maurice Baril, chef d’état-major de l’armée canadienne, s’est dit préoccupé par les révélations d’un hebdomadaire d’information sur des cas de viol et de harcèlement sexuel au sein des forces armées, mais n’a pas indiqué comment il donnerait suite aux allégations. Le général Baril a déclaré aux journalistes que malgré ses inquiétudes, l’armée n’enquêterait pas sur les cas soulevés par le magazine «Maclean’s». «(La situation) nous inquiète à l’extrême et nous encourageons quiconque au sein des Forces armées canadiennes qui estime avoir été victime de harcèlement ou de viol à dénoncer l’incident», a-t-il dit au cours d’une conférence de presse convoquée à la hâte, en ajoutant qu’il «ne tolèrerait pas» de tels comportements. Il n’ira pas cependant jusqu’à lancer une enquête. «Changer les mentalités de 90.000 personnes est très difficile et malheureusement, je ne peux l’ordonner», a-t-il dit. «Maclean’s», un des hebdomadaires les plus lus du Canada, rapporte cette semaine 27 cas de femmes soldats victimes d’agressions sexuelles commises par leurs supérieurs ou leurs campagnons d’arme. «Les cas révèlent aussi une culture — en particulier dans la marine et les troupes de combat — de promiscuité débridée, où le harcèlement est fréquent, l’abus d’alcool est un mode de vie et les femmes... ne sont souvent rien de plus que des proies pour des prédateurs sexuels», rapporte le magazine. L’état-major canadien ne s’est pas encore relevé d’une série de scandales, depuis la torture et le meurtre d’un prisonnier somalien pendant la mission de maintien de la paix dans la Corne de l’Afrique en 1993 jusqu’aux rituels d’initiation dégradants dans un bataillon de parachutistes. Les treize femmes interviewées par «Macleans’s» ont, depuis, quitté l’armée. Le reportage est paru quelques jours seulement après l’annonce par l’armée de son intention d’intégrer 250 femmes dans des postes de combat d’ici un an. (Reuters)
Le général Maurice Baril, chef d’état-major de l’armée canadienne, s’est dit préoccupé par les révélations d’un hebdomadaire d’information sur des cas de viol et de harcèlement sexuel au sein des forces armées, mais n’a pas indiqué comment il donnerait suite aux allégations. Le général Baril a déclaré aux journalistes que malgré ses inquiétudes, l’armée n’enquêterait pas sur les cas soulevés par le magazine «Maclean’s». «(La situation) nous inquiète à l’extrême et nous encourageons quiconque au sein des Forces armées canadiennes qui estime avoir été victime de harcèlement ou de viol à dénoncer l’incident», a-t-il dit au cours d’une conférence de presse convoquée à la hâte, en ajoutant qu’il «ne tolèrerait pas» de tels comportements. Il n’ira pas cependant jusqu’à...
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