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Actualités - Chronologie

Casse-tête chinois

Si, comme le disent les politologues, un bon mode de scrutin est d’abord un mode de scrutin stable, Hong Kong est très loin du compte: la formule électorale a changé à chacune des élections récentes, et cette bougeotte devrait continuer au moins jusqu’en 2007. Lors des élections législatives de 1995, le dernier gouverneur britannique Chris Patten avait fait de son mieux pour conforter les aspirations démocratiques de la population du territoire. Afin de contourner la nature censitaire des circonscriptions «fonctionnelles» chères au régime colonial, Patten en avait créé neuf nouvelles, avec un corps électoral porté à près de deux millions d’électeurs potentiels. Il a été ramené à 140.000 par son successeur, le chef de l’exécutif Tung Chee-hwa et les «amis de Pékin» qui forment sa garde rapprochée. Cette année, certains des candidats à ces 30 mandats d’essence corporatiste (sur un total de 60) sont déjà élus: ils n’ont pas d’opposants. Dix autres sièges seront pourvus par un comité électoral de 800 membres, dont un tiers siègent «es qualité» et les deux autres ont été choisis en avril par un collège électoral largement indifférent. La participation à cette élection a atteint 23%. Aux élections de l’an 2000, les dix deviendront six, cette chasse gardée du camp pro-Pékin devant disparaître lors du suffrage de 2003 ou 2004. C’est à cette date seulement que la moitié des élus au Legco seront désignés par le suffrage universel direct dans les circonscriptions géographiques. En 2007, c’est-à-dire dix ans après la rétrocession de Hong Kong à la Chine, de nouvelles règles doivent être édictées pour les élections législatives. L’hypothèse est que la totalité des 60 sièges puisse alors être attribuée au suffrage universel direct. Pour les 20 sièges qui sont dans ce cas cette année (contre 0 en 1988, 18 en 1991 et 20 déjà en 1995), le mode de scrutin a changé. Un système de vote proportionnel à la plus forte moyenne a remplacé le scrutin majoritaire uninominal à un tour d’inspiration britannique. Les circonscriptions ont été considérablement élargies pour accommoder un scrutin de liste, et le plafond des frais de campagne considérablement relevé. (AFP)
Si, comme le disent les politologues, un bon mode de scrutin est d’abord un mode de scrutin stable, Hong Kong est très loin du compte: la formule électorale a changé à chacune des élections récentes, et cette bougeotte devrait continuer au moins jusqu’en 2007. Lors des élections législatives de 1995, le dernier gouverneur britannique Chris Patten avait fait de son mieux pour conforter les aspirations démocratiques de la population du territoire. Afin de contourner la nature censitaire des circonscriptions «fonctionnelles» chères au régime colonial, Patten en avait créé neuf nouvelles, avec un corps électoral porté à près de deux millions d’électeurs potentiels. Il a été ramené à 140.000 par son successeur, le chef de l’exécutif Tung Chee-hwa et les «amis de Pékin» qui forment sa garde rapprochée....