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Actualités - Chronologie

De 7000 à 20.000 hommes pour sécuriser l'Albanie, estime l'OTAN

Entre 7.000 et 20.000 hommes sont nécessaires pour sécuriser la frontière nord de l’Albanie, fragilisée par les troubles au Kosovo (Serbie), estiment les militaires de l’OTAN qui ont défini trois options à ce sujet, a-t-on appris de sources concordantes. Un rapport sur ces options — sécurité minimum, intermédiaire et maximum—, réalisé par le commandement suprême des forces alliées en Europe, a été présenté mercredi au Conseil de l’OTAN (ambassadeurs). Aucune décision n’a encore été prise par l’Alliance quant au lancement d’une intervention militaire en Albanie. Le rapport en question s’inscrit dans un vaste exercice de planification mené depuis dix jours au sein de l’OTAN sur une vingtaine d’actions militaires qui permettraient d’aider les pays frontaliers du Kosovo, la Macédoine et l’Albanie, à mieux protéger leurs frontières et de prévenir toute extension du conflit. Ce travail a été engagé à l’initiative des Etats-Unis et doit être achevé pour le 28 mai, date à laquelle les ministres des Affaires étrangères des 16 pays de l’OTAN se retrouveront au Luxembourg pour une session semestrielle. L’idée est de leur proposer une «boîte à outils» pour parer à une éventuelle dégradation de la situation au Kosovo et répondre à la demande d’intervention de Tirana, faite en avril à l’OTAN, indique un spécialiste du dossier. L’importance des besoins militaires nécessaires pour assurer l’imperméabilité de la frontière nord de l’Albanie a surpris plus d’un pays membre de l’Alliance atlantique. C’est la logique américaine, expliquent plusieurs sources, en rappelant qu’à l’origine, les états-majors de l’OTAN avaient souhaité 150.000 hommes pour rétablir la paix en Bosnie. 60.000 militaires avaient suffi en définitive. En 1997, les Européens avaient déployé en Albanie pendant quelques mois une force d’environ 5.000 hommes sous commandement italien pour stabiliser la situation intérieure après un début de guerre civile. Cette opération avait été un succès. Les militaires du commandement suprême des forces alliées en Europe ont justifié leurs estimations élevées en soulignant que le nord de l’Albanie était un terrain très difficile, montagneux et boisé, et surtout qu’il ne disposait d’aucune infrastructure capable d’accueillir une force de plusieurs milliers d’hommes. Les routes sont inexistantes et ne facilitent pas un contrôle efficace et rapide de la frontière. Une mission de paix serait en outre très dangereuse et implique des moyens militaires importants pour garantir la sécurité des hommes qui seraient envoyés sur le terrain, a-t-on ajouté de même source. (AFP)
Entre 7.000 et 20.000 hommes sont nécessaires pour sécuriser la frontière nord de l’Albanie, fragilisée par les troubles au Kosovo (Serbie), estiment les militaires de l’OTAN qui ont défini trois options à ce sujet, a-t-on appris de sources concordantes. Un rapport sur ces options — sécurité minimum, intermédiaire et maximum—, réalisé par le commandement suprême des forces alliées en Europe, a été présenté mercredi au Conseil de l’OTAN (ambassadeurs). Aucune décision n’a encore été prise par l’Alliance quant au lancement d’une intervention militaire en Albanie. Le rapport en question s’inscrit dans un vaste exercice de planification mené depuis dix jours au sein de l’OTAN sur une vingtaine d’actions militaires qui permettraient d’aider les pays frontaliers du Kosovo, la Macédoine et...