Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Banlieue-sud, Deir El-Kamar et Jounieh Muncipales : la journée des décisions (photo)

A cinq jours des élections municipales au Mont-Liban, la situation a commencé à se décanter dans un certain nombre de villes et villages-symboles. Cela dit, au-delà des alliances circonstancielles, il se confirme que, dans beaucoup de circonscriptions, la bataille des municipales constitue, pour les milieux de l’opposition, autour de programmes de développement sensiblement les mêmes que ceux des candidats loyalistes, comme un substitut aux élections législatives manquées de 1992 et 1996. En revanche, comme l’a souligné hier un député de la capitale du Liban-Nord, M. Mosbah el-Ahdab, l’appel à un consensus à Tripoli, mais la remarque est valable pour d’autres circonscriptions, reflète une volonté de partage d’influence étrangère à l’esprit consensuel et proche du féodalisme ou du tribalisme Trois événements très attendus sont prévus aujourd’hui: une rencontre Hariri-Berry, centrée sur la banlieue-sud de Beyrouth, la proclamation de la liste de M. Dory Chamoun, dans le Chouf, et celle de M. Mansour el-Bone, à Jounieh. Les municipales, dans la banlieue-sud, font l’objet de négociations très serrées entre les présidents de l’Assemblée nationale et du Conseil, MM. Nabih Berry et Rafic Hariri. M. Berry cherche à placer ses hommes dans une aire géographique qui n’est pas vraiment son fief, et qui est dominée par le Hezbollah d’une part, le ministre de l’Information Bassem el-Sabeh, un inconditionnel du chef du gouvernement, d’autre part. Une réunion décisive se tiendra aujourd’hui, à Koraytem, pour décider de la part qui serait accordée au chef du mouvement Amal, et en général de tout ce qui serait de nature à éviter une lutte d’influence ouverte entre MM. Hariri et Berry, par personnalités interposées. Compromis suggéré par Damas Selon les milieux proches de M. Hariri, c’est Damas, où M. Bassem el-Sabeh s’est rendu de nouveau hier, après y avoir été lundi, qui serait derrière cette formule, considérée comme un compromis. Les dirigeants syriens, précisent les milieux cités, ont conseillé à leurs amis d’éviter les batailles radicales, de crainte que leurs effets ne se répercutent sur les municipales à Beyrouth même, où les proches du chef du gouvernement ont poursuivi hier leurs contacts. Pour sa part, le ministre Béchara Merhej, rentré de Damas lui aussi, a cru pouvoir affirmer que les responsables syriens souhaitent être tenus à l’écart des élections municipales, et se considèrent «à égale distance de tous les candidats». Dans le Chouf, la liste tant attendue de M. Dory Chamoun, qui brigue la présidence du conseil municipal de Deir el-Kamar, sera enfin proclamée aujourd’hui, a-t-on appris hier soir, à partir de la maison de son grand-père paternel Nemr Chamoun. Selon une source digne de foi, la proclamation de cette liste a été différée de quelques jours par M. Chamoun, en raison de la présence de deux membres du PSP sur la liste de son rival, M. Nagi Boustany. Fort d’une alliance avec M. Walid Joumblatt, M. Chamoun serait enfin parvenu à obtenir le désistement des deux hommes. Par contre, la liste de M. Boustany compterait une personnalité aouniste. Les contradictions Ces «anomalies» illustrent, à leur manière, les contradictions d’une bataille électorale centrée sur les services et les besoins, mais où les considérations locales et familiales sont telles que des personnes aux convictions politiques divergentes se retrouvent sur une même liste, et d’autres, que leurs affinités politiques rapprochent, s’affrontent dans les listes rivales. A Jounieh, où les efforts pour former un conseil municipal consensuel se sont heurtés aux ambitions personnelles des uns et des autres, on attend aujourd’hui la proclamation, par M. Mansour el-Bone, de la liste électorale qu’il appuie, et qui est présidée par son frère. Dans cette ville, la plus grande agglomération du Kesrouan, deux listes rivales s’affronteront: celle de M. el-Bone et celle de MM. Farès Boueiz-Roucheid el-Khazen. C’est le frère de ce dernier qui présidera la liste rivale. Par ailleurs, les réunions et les proclamations de listes se sont poursuivies, hier, dans une atmosphère de grande fébrilité et d’urgence. En soirée, les agences de presse annonçaient la formation de listes à Beit-Méry, à Sin el-Fil (présidée par Elias Habib Hakim, proche du député Habib Hakim), à Kobeyate (présidée par Abdo Makhoul Abdo, proche du ministre Faouzi Hobeiche), à Dmit, Lassa, Yahchouche, Bsalim, etc. A Majdelioun, une réunion nocturne a groupé deux députés rivaux de Saïda, Mme Bahia Hariri, sœur du président du Conseil, et Moustapha Saad, ainsi que leurs équipes, à des fins consensuelles.
A cinq jours des élections municipales au Mont-Liban, la situation a commencé à se décanter dans un certain nombre de villes et villages-symboles. Cela dit, au-delà des alliances circonstancielles, il se confirme que, dans beaucoup de circonscriptions, la bataille des municipales constitue, pour les milieux de l’opposition, autour de programmes de développement sensiblement les mêmes que ceux des candidats loyalistes, comme un substitut aux élections législatives manquées de 1992 et 1996. En revanche, comme l’a souligné hier un député de la capitale du Liban-Nord, M. Mosbah el-Ahdab, l’appel à un consensus à Tripoli, mais la remarque est valable pour d’autres circonscriptions, reflète une volonté de partage d’influence étrangère à l’esprit consensuel et proche du féodalisme ou du tribalisme Trois...