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Actualités - Analyse

Revue hebdomadaire des marchés financiers La livre libanaise toujours bien disposée

Le marché de la livre libanaise a continué à faire preuve de bonnes dispositions, la semaine dernière. Il a été stimulé surtout par le regain d’intérêt manifesté par des investisseurs non résidents pour les placements en bons du Trésor libanais qu’ils avaient désertés auparavant. A cela auraient contribué les données financières et monétaires révélant une sensible réduction du déficit budgétaire au premier trimestre, un accroissement des réserves de changes de la Banque du Liban (B.D.L.) consécutivement aux dépôts de quelque 800 millions de dollars effectués auprès d’elle par l’Arabie Séoudite, le Koweit et les Emirats arabes Unis et à l’émission d’un milliard de dollars en euro-obligations pour le compte du Trésor libanais sur les marchés financiers internationaux. En outre, l’annonce que le gouvernement s’apprête à lancer très prochainement une nouvelle émission du même genre d’un milliard de dollars sur les places étrangères, dans le cadre de la restructuration de la dette publique libanaise afin d’alléger son service , a également constitué un autre facteur rassurant pour la communauté financière sur l’avenir de ses placements en actifs libanais. Cela étant, les opérateurs ont prêté peu d’attention à la dégradation de la situation militaire au Liban-Sud ainsi qu’au raid israélien contre des bases palestiniennes dans la Békaa tout près de la frontière syrienne, à un moment où le processus de paix dans la région se trouve à un tournant très dangereux. Ils se sont montrés, contrairement au passé, plus ou moins rassurés par les facteurs positifs précités qui commencent à prendre un peu de poids. Toutefois, le mouvement de hausse de la livre libanaise a ralenti en raison de l’action stabilisatrice de la B.D.L.. Celle-ci, en abaissant son taux d’intervention à l’achat du dollar de 1514,00 à 1513,50 L.L. en un premier temps, puis son taux «symbolique» à la vente de 1526,- à 1525,50 L.L. en un deuxième temps, est parvenue à le faire clôturer vendredi dernier au taux moyen indicatif de 1519,50 L.L contre 1520,00 L.L à la fin de la semaine se terminant au vendredi 8 mai, soit en léger repli de 0,03% en moyenne, ce qui correspond au taux d’appréciation de la livre pendant la même période. Dans ces conditions, et compte tenu de la propension du marché à l’offre du dollar, les établissements de crédit de la place l’ont pratiquement négocié bien au-dessous de ce taux indicatif, au bas de la fourchette d’intervention de la B.D.L., soit entre 1513,25 et 1513,75 L.L. et avec un point d’ancrage à 1513,50 L.L jusqu’à la fin de la semaine dernière, contre 1513,75 et 1514,25 L.L. et avec un point d’ancrage à 1514,- L.L. à la fin de la semaine qui l’avait précédée. Selon les cambistes de la place, cette bonne tenue de la livre libanaise n’est pas sans fondement, sa tendance devant faire preuve de fermeté à terme, pourvu que rien de tragique ne se produise sur la scène politique intérieure ou au niveau régional, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Dollar prudemment haussier à l’étranger A l’étranger, le dollar a renoué avec la hausse la semaine dernière, sur des anticipations de relèvement des taux d’intérêt américains lors de la réunion demain du comité de l’open market de la Réserve fédérale (Fed). Cette perspective a été relancée par la publication d’une nouvelle batterie de statistiques aux Etats-Unis reflétant une nette tendance de leur économie à la surchauffe. A cet égard, les investisseurs ont été très sensibilisés par le fait que les ventes de détail, qui s’étaient stabilisées en mars, après une faible hausse de 0,1% en février, se seraient accrues de 0,5% le mois dernier, témoignant de la grande confiance des consommateurs américains qui pourrait tourner en surchauffe inflationniste. Cela d’autant qu’ils apprenaient que les prix à la production auraient augmenté de 0,2%, pour la première fois depuis septembre dernier, contre une baisse de 0,3%, pendant la même période, ainsi que les prix à la consommation de 0,2% après une stabilisation en mars, contre 0,1% en février. Ce sentiment a été, en outre, renforcé par la diminution de 2000 personnes du nombre des demandeurs d’allocations-chômage aux Etats-Unis durant la première semaine de mai, laissant croire à des créations d’emplois non agricoles entraînées par la vigueur de l’économie américaine. Toutefois, les inquiétudes liées à l’aggravation de la situation en Indonésie, qui pourrait affecter les économies dans les autres pays du Sud-Est asiatique, qui importent environ 30% des exportations américaines, sont venues freiner l’engouement qui commençait à se manifester pour le dollar surtout après le statu quo monétaire observé jeudi dernier par la Bundesbank et la Banque de France. De plus, l’annonce par la Fed vendredi que la production industrielle américaine aurait ralenti en progressant de 0,1% le mois dernier, contre 0,3% en mars, ainsi que l’utilisation des capacités industrielles dont le taux est passé de 82,2% à 81,9%, a également agi dans le sens d’une certaine réticence à la hausse du dollar au-dessus non seulement du seuil de 1,7850 D.M. mais aussi de celui des 134,50 yen, dans la crainte d’une attaque-éclair de la Banque du Japon, à la veille du sommet économique du groupe des «Sept» (pays occidentaux les plus industrialisés plus la Russie) à Birmingham. En effet, les opérateurs devaient se contenter à la veille du week-end d’ajuster leurs positions de change en faveur du «billet vert» sans pour autant commettre des excès à sa hausse, le faisant clôturer vendredi dernier à New York, en comparaison avec la fin de la semaine se terminant au vendredi 8 mai, comme suit : — 1,6275 pour un sterling contre 1,6395 (+0,74%). — 1,7850 D.M. contre 1,7705 (+0,82%). — 5,9865 F.F. contre 5,9325 (+0,91%). — 1,4870 F.S. contre 1,48 (+0,47%). — 1760,00 lires contre 1744,00 (+0,92%). — 134,30 yen contre 132,85 (+1,09%). Résistance de l’or Les cours de l’or ont fait preuve de résistance à la baisse au-dessous du seuil des 300,- dollars l’once, sur des rachats de découvert relancés par les craintes eutourant la situation dans le Sud-Est asiatique en provenance de l’Indonésie. C’est ainsi que la parité du métal fin est parvenue à achever la semaine vendredi dernier, à New York, à 300,45 dollars contre 299,80 dollars à la fin de la semaine se terminant au vendredi 8 mai, en légère hausse de 0,22% en moyenne. Quant à l’argent-métal, il a éprouvé beaucoup de difficultés à se soustraire aux influences baissières en provenance des ventes bénéficiaires, retombant vendredi dernier, à New York, à 5,5950 dollars l’once contre 5,9250 dollars à la fin de la semaine se terminant au vendredi 8 mai, en nouvelle et forte baisse de 5,57% en moyenne.
Le marché de la livre libanaise a continué à faire preuve de bonnes dispositions, la semaine dernière. Il a été stimulé surtout par le regain d’intérêt manifesté par des investisseurs non résidents pour les placements en bons du Trésor libanais qu’ils avaient désertés auparavant. A cela auraient contribué les données financières et monétaires révélant une sensible réduction du déficit budgétaire au premier trimestre, un accroissement des réserves de changes de la Banque du Liban (B.D.L.) consécutivement aux dépôts de quelque 800 millions de dollars effectués auprès d’elle par l’Arabie Séoudite, le Koweit et les Emirats arabes Unis et à l’émission d’un milliard de dollars en euro-obligations pour le compte du Trésor libanais sur les marchés financiers internationaux. En outre, l’annonce...