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Actualités - Chronologie

La fermeture de Tchernobyl toujours incertaine(photo)

La fermeture définitive de la centrale de Tchernobyl comme prévu en l’an 2000 est toujours incertaine, douze ans après la catastrophe, en dépit d’un accord conclu entre l’Ukraine et la communauté internationale. Le réacteur numéro 4 de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986 contaminant une grande partie de l’Ukraine, du Belarus et de la Russie. Fin 1995, les sept pays les plus industrialisés (G7) parvenaient à arracher à Kiev un accord pour fermer cette centrale à l’aube du 21e siècle en échange d’une aide de 3,1 milliards de dollars. L’application de cet accord bute néanmoins sur l’insistance de Kiev d’achever la construction, avec des fonds internationaux, de deux réacteurs nucléaires aux centrales de Rivne et Khmelnitsky pour compenser la perte énergétique liée à la fermeture de Tchernobyl. Sur les quatre réacteurs de Tchernobyl, seul le numéro 3 est encore opérationnel, bien qu’en réparation depuis juillet 1997. Le réacteur numéro 2 n’est plus en activité depuis octobre 1991 à la suite d’un incendie et Kiev a stoppé le premier réacteur en novembre dernier. «Il faut que tout le monde comprenne que nous ne pourrons pas fermer Tchernobyl sans résoudre cette question énergétique», a récemment affirmé le secrétaire du Conseil de la sécurité nationale et de la défense Volodimir Horboulin. De son côté, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) rechigne, en raison de doutes sur l’efficacité économique de l’opération, à financer l’achèvement de ce projet d’un coût de 1,2 milliard de dollars. Les experts de la BERD considèrent que Kiev devrait plutôt moderniser ses 14 centrales électriques thermiques. L’extraction du combustible encore au cœur du réacteur endommagé et la construction d’une usine de retraitement nucléaire près de Tchernobyl constituent deux autres points de friction entre Kiev et la communauté internationale. Opposition du G7 Le G7 hésite à extraire le combustible, une opération délicate qui prendrait des années et coûterait des millions de dollars, et recommande plutôt aux Ukrainiens un renforcement de la chape de béton, en mauvais état, qui isole le réacteur. Les Ukrainiens estiment en revanche que l’extraction du combustible et son retraitement sont la solution la plus sûre à long terme. Kiev a ainsi unilatéralement décidé en 1997 de construire une usine de retraitement nucléaire dans la zone d’exclusion de 30 kilomètres autour de la centrale afin de traiter les déchets radioactifs provenant du réacteur endommagé. Le coût de cette opération s’élèvera à quelque 273 millions de dollars et Kiev souhaite qu’il soit supporté par la communauté internationale. Douze ans après l’accident, nul ne connaît la quantité de combustible demeurée à l’intérieur du réacteur numéro 4 après l’explosion. Ces réacteurs, du type RBMK, fonctionnent avec 200 tonnes de combustible. Kiev souhaiterait utiliser un robot américain d’une valeur de deux millions de dollars pour commencer les opérations de nettoyage du réacteur endommagé, malgré l’opposition des scientifiques de l’agence spatiale américaine (NASA). Ces derniers estiment que les niveaux extrêmement élevés de radiation détruiraient en quelques jours le robot bien avant qu’il ait pu remplir sa mission. «Il ne s’agit plus d’un problème qui concerne uniquement l’Ukraine. C’est un problème global. Et tôt ou tard, tout le monde paiera», explique Neville Marzwell, un responsable de la NASA. Les causes exactes de l’accident de Tchernobyl sont toujours inconnues et les Ukrainiens espèrent trouver des éléments de réponse en ayant accès au réacteur endommagé. Au total près de trois millions d’Ukrainiens, de Biélorusses et de Russes avaient été irradiés en 1986 et, de sources ukrainiennes, entre 4.000 et 20.000 d’entre eux ont déjà péri des suites de maladies provoquées par les radiations, comme des cancers de la thyroïde, des leucémies et des troubles cardio-vasculaires. (AFP)
La fermeture définitive de la centrale de Tchernobyl comme prévu en l’an 2000 est toujours incertaine, douze ans après la catastrophe, en dépit d’un accord conclu entre l’Ukraine et la communauté internationale. Le réacteur numéro 4 de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986 contaminant une grande partie de l’Ukraine, du Belarus et de la Russie. Fin 1995, les sept pays les plus industrialisés (G7) parvenaient à arracher à Kiev un accord pour fermer cette centrale à l’aube du 21e siècle en échange d’une aide de 3,1 milliards de dollars. L’application de cet accord bute néanmoins sur l’insistance de Kiev d’achever la construction, avec des fonds internationaux, de deux réacteurs nucléaires aux centrales de Rivne et Khmelnitsky pour compenser la perte énergétique liée à la fermeture de Tchernobyl. Sur...