Le numéro 2 du ministère japonais des AE à Téhéran (photo)
le 23 avril 1998 à 00h00
Le numéro deux du ministère japonais des Affaires étrangères, le vice-ministre Masahiko Koumura, est arrivé à Téhéran pour une visite officielle de quatre jours, selon une source officielle iranienne. Il s’agit de la première visite d’un officiel japonais de ce rang en Iran depuis celle en 1991 du ministre des Affaires étrangères Taro Nakayama. Le Japon est le premier partenaire commercial de l’Iran. M. Koumura doit avoir des entretiens avec le président Mohammad Khatami, le ministre des Affaires étrangères Kamal Kharazi et le ministre du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh, a indiqué l’ambassade du Japon à Téhéran. Des entretiens sont également prévus avec le vice-président du Parlement et secrétaire du Conseil national de sécurité, Hassan Rouhani, ainsi qu’avec le vice-ministre des Affaires étrangères Mohsen Aminzadeh. A Tokyo, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que cette visite visait à «renforcer le dialogue avec l’administration du président Khatami» et souligné la «prise en compte de nouveaux développements depuis que M. Khatami a pris ses fonctions en août dernier». Le Japon a repris son dialogue à haut niveau avec les autorités iraniennes en novembre dernier après sept mois de suspension, suite à la crise entre les pays de l’Union européenne et l’Iran. Cette crise avait été provoquée par la mise en cause de dirigeants iraniens dans le procès en Allemagne des meurtriers de quatre opposants kurdes à Berlin en 1992. Tokyo avait toutefois refusé de rappeler son ambassadeur à Téhéran comme l’avaient fait les pays européens. Le Japon a exporté vers l’Iran pour 709 millions de dollars en 1996. Les importations japonaises en provenance d’Iran se sont élevées quant à elles à 3,2 milliards de dollars. Le Japon achète environ 9% de ses approvisionnements pétroliers à l’Iran. Les Etats-Unis ont indiqué le mois dernier qu’ils ne s’opposaient pas à un dialogue entre le Japon et l’Iran mais demandaient à Tokyo de saisir cette occasion pour évoquer la question du terrorisme. Tokyo a toujours refusé de suivre la politique américaine de boycott économique de l’Iran, accusé par Washington de soutenir le terrorisme international et de chercher à se procurer la bombe atomique. Depuis 1995, le Japon s’est limité à geler l’octroi de nouveaux versements d’un prêt préférentiel pour la construction d’une centrale hydroélectrique sur le fleuve Karoun, dans la province du Khouzistan (sud-ouest de l’Iran), une décision vivement critiquée par Téhéran.(AFP)
Le numéro deux du ministère japonais des Affaires étrangères, le vice-ministre Masahiko Koumura, est arrivé à Téhéran pour une visite officielle de quatre jours, selon une source officielle iranienne. Il s’agit de la première visite d’un officiel japonais de ce rang en Iran depuis celle en 1991 du ministre des Affaires étrangères Taro Nakayama. Le Japon est le premier partenaire commercial de l’Iran. M. Koumura doit avoir des entretiens avec le président Mohammad Khatami, le ministre des Affaires étrangères Kamal Kharazi et le ministre du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh, a indiqué l’ambassade du Japon à Téhéran. Des entretiens sont également prévus avec le vice-président du Parlement et secrétaire du Conseil national de sécurité, Hassan Rouhani, ainsi qu’avec le vice-ministre des Affaires étrangères...
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