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Actualités - Chronologie

Chouf Le pain-serviette, tradition conviviale (photo)

Au cœur de nos traditions culinaires, le délicieux pain-serviette, sain et nourrissant. Le «fils de la montagne» gagne son pain à la sueur de son front. Il cultive le blé puis fabrique son «rghif» de ses propres mains. Le pain-serviette, c’est... du pain sur la planche, et tout un processus: tamiser la farine, préparer la pâte, la pétrir, la diviser puis la laisser reposer et fermenter. Après, on tend un à un les morceaux sur un tabouret à surface large, le «tabliyyé». On procède par petits coups de phalanges, jusqu’à obtenir des cercles de 20 à 30 cm. On saupoudre en général d’un peu de farine de maïs afin que la pâte ne colle pas aux doigts. Vient ensuite le moment du «hall». Dans une espèce de danse des doigts et des poings, on fait passer le rond de pain d’une main à l’autre. Exercice fascinant qui demande adresse et expérience. Après le «hall», les rondelles de pain sont tendues une dernière fois sur un coussin rond, plus ou moins aplati, appelé «kâra», pour leur donner une forme égale. Le «rghif» atteint alors sa taille définitive, 50 à 70 cm. Le pain-serviette est ordinairement cuit en plein air, au feu de bois, avec des feuilles sèches d’olivier et des aiguilles de pin... Mais si le temps est pluvieux et froid, il est également facile de le cuire en intérieur, au gaz. Une «sobhiyyé» au pain-serviette, c’est la fête pour tout le voisinage. Rencontre autour de ces délicieux markouks, de manakiches au thym ou au kechk. Et aussi au menu: lahm bi ajin, awarma, labné, épinards et salade de légumes... un véritable petit-déjeuner libanais, arrosé de maté ou de café. Que Dieu bénisse notre pain quotidien.
Au cœur de nos traditions culinaires, le délicieux pain-serviette, sain et nourrissant. Le «fils de la montagne» gagne son pain à la sueur de son front. Il cultive le blé puis fabrique son «rghif» de ses propres mains. Le pain-serviette, c’est... du pain sur la planche, et tout un processus: tamiser la farine, préparer la pâte, la pétrir, la diviser puis la laisser reposer et fermenter. Après, on tend un à un les morceaux sur un tabouret à surface large, le «tabliyyé». On procède par petits coups de phalanges, jusqu’à obtenir des cercles de 20 à 30 cm. On saupoudre en général d’un peu de farine de maïs afin que la pâte ne colle pas aux doigts. Vient ensuite le moment du «hall». Dans une espèce de danse des doigts et des poings, on fait passer le rond de pain d’une main à l’autre. Exercice fascinant...