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Actualités - Chronologie

Histoire Mais où sont les belles d'antan ... (photos)

Auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire et l’archéologie libanaises, Nina Jidéjian propose ici quelques passages intéressants sur la femme libanaise vue par deux voyageurs du XVIIIe et XIXe siècles, le Chevalier d’Arvieux (1718) et Louis Lortet (1884). «Les femmes de ce pays qui possèdent de nombreuses perles les portent autour de leur cou et sur leur coiffe. Elles se parent de colliers d’or qui retombent sur leur poitrine. Elles portent également une perle bleue, autant pour rehausser leur beauté que pour attirer le regard malveillant des personnes sur cette couleur; elles empêchent ainsi le mauvais sort de se fixer sur leur personne» (Chevalier d’Arvieux, 1718) «Kabkab» et tantoura «Les femmes du Liban ont la singulière habitude de chausser une semelle de bois appelée kabkab qui est supportée par deux lamelles transversales formant des talons hauts souvent de 20 centimètres. On ne peut comprendre que ces dames puissent se tenir ainsi en équilibre. Ces sandales sont ordinairement ciselées et habilement incrustées de nacre et d’étain». «Un ornement de coiffure très original est le tantoura, corne creuse en argent, chargée d’ornements en reliefs ou gravés, haut souvent de plusieurs pieds et portant sur la face antérieure des appliques d’or incrustées de pierreries non taillées. Le tantoura est fixé sur la tête par quatre boucles et une mentonnière en argent semblable à une gourmette, il s’appuie sur une calotte de même métal dorée, finement ciselée, et à sa partie supérieure soutient un long voile qui retombe avec élégance sur le cou et les épaules. Le jour de son mariage la jeune épouse met le tantoura et ne le quitte plus, même la nuit, jusqu’à sa mort... Plus la femme occupe un rang élevé dans la société, plus le tantoura est haut...» «Les Druzes seules ont conservé jusqu’à nos jours cette antique coiffure dont l’usage tend à disparaître rapidement et qui doit être pour la femme un véritable supplice, surtout la nuit, pendant la saison chaude. Aussi, pour éviter les désordres difficiles à réparer dans l’édifice compliqué de leur coiffure, les dames druzes se servent-elles pour dormir d’un petit oreiller de bois en forme de chevet...»
Auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire et l’archéologie libanaises, Nina Jidéjian propose ici quelques passages intéressants sur la femme libanaise vue par deux voyageurs du XVIIIe et XIXe siècles, le Chevalier d’Arvieux (1718) et Louis Lortet (1884). «Les femmes de ce pays qui possèdent de nombreuses perles les portent autour de leur cou et sur leur coiffe. Elles se parent de colliers d’or qui retombent sur leur poitrine. Elles portent également une perle bleue, autant pour rehausser leur beauté que pour attirer le regard malveillant des personnes sur cette couleur; elles empêchent ainsi le mauvais sort de se fixer sur leur personne» (Chevalier d’Arvieux, 1718) «Kabkab» et tantoura «Les femmes du Liban ont la singulière habitude de chausser une semelle de bois appelée kabkab qui est supportée par deux...