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Actualités - Chronologie

G8 : Clinton exige des engagements de Tokyo pour ouvrir son économie

Le président Bill Clinton entend faire du prochain sommet annuel du G8, cette semaine à Birmingham, un forum devant lequel le Japon s’engage sur des mesures concrètes de relance et de libéralisation de son économie en plein marasme. M. Clinton et plusieurs membres de son Cabinet ne cessent de répéter ces dernières semaines à l’adresse des dirigeants japonais, qu’une reprise durable de l’activité dans l’Archipel — la deuxième économie mondiale — est cruciale pour que les pays du Sud-Est asiatique se relèvent de la tourmente financière qui les a durement frappés l’été dernier. Dans une récente interview au Wall Street Journal, M. Clinton avait même estimé que cette crise constituait la menace la plus grave pour la poursuite de la croissance dans le monde et avait lancé un appel pressant au Japon pour qu’il assume ses responsabilités. Il avait alors expliqué qu’il comptait passer «un long moment» à Birmingham, avant l’ouverture du sommet, avec le premier ministre japonais, Ryutaro Hashimoto, pour le persuader de, non seulement mettre en œuvre des mesures de stimulation de l’économie nippone, mais aussi d’entreprendre des réformes en profondeur. Le programme de relance annoncé le mois dernier par M. Hashimoto est, en effet, considéré par Washington comme un simple premier pas certes nécessaire, mais loin d’être suffisant. M. Clinton a ainsi souligné qu’il insisterait auprès de M. Hashimoto sur la nécessité pour Tokyo d’ouvrir enfin son marché. Les Etats-Unis pourraient cette fois avoir gain de cause à Birmingham, indique-t-on dans l’entourage du président. Un des conseillers de Bill Clinton, Gene Sperling, avait déclaré lundi que la Maison-Blanche «était optimiste» sur les chances de voir à Birmingham «l’annonce d’un ensemble de mesures solides d’ouverture du marché japonais». «Cela requiert encore du travail et des discussions qui sont d’ailleurs en cours», disait-il. Ces mesures porteraient sur des secteurs allant des télécommunications aux services de santé en passant par la distribution, a-t-on précisé à la Maison-Blanche. En outre, rappelle-t-on, le président Bill Clinton et le premier ministre japonais étaient tombés d’accord au précédent sommet du G8 à Denver en juin 1997 sur le principe d’une nouvelle initiative renforcée de déréglementation de l’économie japonaise. En novembre, ils s’étaient fixés la date du sommet de Birmingham pour que Tokyo dévoile «un ensemble de mesures significatives» de libéralisation de son économie. «La déréglementation est un composant clef d’une reprise durable et solide de la croissance dans l’Archipel», avait récemment déclaré Richard Fisher, le représentant américain adjoint pour le Commerce. M. Fisher a souligné que la libéralisation des télécommunications au Japon était une question particulièrement importante pour les Etats-Unis. Pour Daniel Tarullo, ancien conseiller de Bill Clinton sur les questions économiques internationales et expert actuellement au Council on Foreign Relations, un groupe privé d’études, «les Etats-Unis obtiendront une partie de ce qu’ils demandent depuis des années en termes de déréglementation de certains secteurs». Mais il a en même temps exprimé l’espoir que les ministres des Finances du G7 continueront à faire pression sur Tokyo pour une libéralisation plus large de l’économie de l’Archipel réclamée par ses partenaires depuis des années, de manière à ce que les exportations ne soient plus le principal moteur de la croissance. Cette situation a ainsi entraîné au cours des années un gonflement chronique du déficit commercial américain avec l’Archipel qui s’aggrave de nouveau avec la forte baisse du yen depuis un an et pourrait friser les 60 milliards de dollars en 1998. Obtenir du Japon de véritables concessions sur l’ouverture de son marché à Birmingham renforcerait la position affaiblie de Bill Clinton aux Etats-Unis face à un Congrès où les sentiments antijaponais sont toujours latents. (AFP)
Le président Bill Clinton entend faire du prochain sommet annuel du G8, cette semaine à Birmingham, un forum devant lequel le Japon s’engage sur des mesures concrètes de relance et de libéralisation de son économie en plein marasme. M. Clinton et plusieurs membres de son Cabinet ne cessent de répéter ces dernières semaines à l’adresse des dirigeants japonais, qu’une reprise durable de l’activité dans l’Archipel — la deuxième économie mondiale — est cruciale pour que les pays du Sud-Est asiatique se relèvent de la tourmente financière qui les a durement frappés l’été dernier. Dans une récente interview au Wall Street Journal, M. Clinton avait même estimé que cette crise constituait la menace la plus grave pour la poursuite de la croissance dans le monde et avait lancé un appel pressant au Japon pour...