L'Organisation Mondiale de la Santé va se doter d'un nouveau président
le 12 mai 1998 à 00h00
L’assemblée annuelle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est ouverte hier avec au programme le remplacement de son patron controversé Hiroshi Nakajima par l’ex-premier ministre norvégien Gro Harlem Brundtland pour réformer une institution qui célèbre ses 50 ans mal en point. M. Nakajima devait prononcer un discours d’adieu pour défendre son bilan de dix ans devant les délégués des 191 pays membres (bien: 191) réunis jusqu’à vendredi pour la 51e assemblée annuelle. «L’OMS peut être fière aujourd’hui de ses 50 ans d’activités», a dit le président et ministre suisse des Affaires étrangères, Flavio Cotti, en ouvrant les travaux. «Elle apporte des améliorations concrètes et essentielles aux conditions de vie dans le monde entier », a-t-il dit. Taïwan tentait hier une nouvelle fois de s’inviter à l’assemblée annuelle mais l’île nationaliste se heurtait à la traditionnelle opposition de la Chine. Vedette du cinquantenaire, le président cubain Fidel Castro était attendu jeudi avec d’autres chefs d’Etat de moindre renom international. Le même jour, mais plus tard pour éviter des frictions entre les représentants de deux pays, Hillary, l’épouse du président américain Bill Clinton, participera à une remise de prix à l’OMS pour son action sociale. Le véritable temps fort de l’assemblée sera la confirmation mercredi par les délégués de Mme Brutland comme directeur général. Elle a été élue par le conseil exécutif de 32 membres de l’OMS en janvier et doit prendre ses fonctions en juillet. Les Etats-Unis et les Européens qui ont soutenu sa candidature attendent beaucoup des changements qu’elle a promis. En dépit de succès dans la lutte contre les maladies infectieuses comme la variole, la lèpre et la polio et contre certaines maladies émergentes, M. Nakajima laisse une organisation en perte de vitesse et critiquée. Manque de leadership, flou des priorités, gestion parfois douteuse, inflation de cadres, l’OMS doit subir une cure d’amaigrissement pour affronter le XXIe siècle. Mme Brundtland a fait des réformes internes sa première priorité tout en déclarant la guerre à des fléaux comme le paludisme, le sida ou les méfaits du tabac. Le rapport annuel sur la santé dans le monde est cette année plutôt optimiste puisqu’il prévoit que la majorité de l’humanité vivra plus longtemps et mieux au XXIe siècle. L’espérance de vie dans le monde est aujourd’hui de 66 ans en moyenne et doit atteindre 73 ans en 2025, prédit l’OMS. Mais les inégalités restent criantes entre pays industrialisés et en développement. Les nations européennes dépensent 2.000 dollars par an et par habitant pour la santé alors que l’Afrique noire ne peut y consacrer que 20 dollars, a rappelé M. Cotti. «La santé reste encore souvent l’apanage des nantis», a-t-il dit. (AFP)
L’assemblée annuelle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est ouverte hier avec au programme le remplacement de son patron controversé Hiroshi Nakajima par l’ex-premier ministre norvégien Gro Harlem Brundtland pour réformer une institution qui célèbre ses 50 ans mal en point. M. Nakajima devait prononcer un discours d’adieu pour défendre son bilan de dix ans devant les délégués des 191 pays membres (bien: 191) réunis jusqu’à vendredi pour la 51e assemblée annuelle. «L’OMS peut être fière aujourd’hui de ses 50 ans d’activités», a dit le président et ministre suisse des Affaires étrangères, Flavio Cotti, en ouvrant les travaux. «Elle apporte des améliorations concrètes et essentielles aux conditions de vie dans le monde entier », a-t-il dit. Taïwan tentait hier une nouvelle fois de...
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