Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les philippins choisissent aujourd'hui leur nouveau président

34 millions de Philippins se rendent aujourd’hui aux urnes pour choisir leur nouveau président et les responsables qui aideront leur pays, ancien «homme malade de l’Asie», à entrer dans le prochain millénaire. Au cours de ces secondes élections présidentielles démocratiques depuis la chute des Marcos en 86, la population élira le remplaçant de Fidel Ramos qui achève son mandat de six ans, non renouvelable au cours duquel le pays a retrouvé une certaine stabilité. Les Philippins éliront, outre leur président, 200 députés, 12 de leurs 24 sénateurs, et plus de 17.000 représentants locaux, des gouverneurs aux maires en passant par les conseillers municipaux. Sur dix candidats dans la course à la présidence, deux se détachent dans les sondages d’opinion, entre lesquels doit se jouer la présidentielle: l’actuel vice-président, candidat de l’opposition et ancien acteur de cinéma, Joseph Estrada, et le candidat officiel du parti au pouvoir, l’ancien président de l’assemblée nationale Jose De Venecia. Tous les sondages d’opinion au cours des 3 mois de campagne écoulés ont donné Joseph Estrada largement gagnant, dont le dernier avec 33% des intentions de vote. De Venecia, dont le slogan électoral est «Un économiste pour le pays», traîne dans les sondages à près de 20 points derrière Estrada. 61 ans, bon vivant extrêmement populaire parmi les masses qu’il s’est plu à faire rire par ses célèbres blagues tout au long de sa campagne, Estrada ou ERAP (copain») a choisi comme signature de campagne la formule plus lapidaire de «Ami des pauvres». Dans un pays où 30% de la population vit au-dessous du niveau de pauvreté, ce slogan est certain de porter. La victoire quasi certaine de Joseph Estrada a fait craindre dans certains milieux le recours massif à la fraude pour faire triompher son adversaire direct, Jose De Venecia. Un groupement militaire clandestin d’extrême-droite, YOU, auteur à la fin des années 80 de plusieurs tentatives de coups d’Etat, a lancé cette semaine l’avertissement qu’il «interviendra» si des irrégularités importantes étaient constatées. Dans ce pays où la fraude électorale fait partie des mœurs et est rendue plus facile par un décompte entièrement manuel, cette crainte n’est pas un vain mot. La méthode plus directe consistant à se débarrasser d’un rival en l’assassinat a été largement utilisée dans cette campagne comme dans toutes les précédentes aux Philippines: 33 candidats ou des membres de leurs entourages ont été tués au cours de la campagne, à la grenade, à la bombe ou au fusil-mitrailleur. Les violences pouvant intervenir aussi au moment du décompte des voix, ce bilan, auquel s’ajoutent plus de 30 blessés, demeure ouvert. Un dispositif de sécurité a été mis en place au niveau national, assuré par la police et l’armée, avec une alerte rouge déclarée dans plus de 20 points «chauds» où les tensions politiques sont particulièrement vives. (AFP)
34 millions de Philippins se rendent aujourd’hui aux urnes pour choisir leur nouveau président et les responsables qui aideront leur pays, ancien «homme malade de l’Asie», à entrer dans le prochain millénaire. Au cours de ces secondes élections présidentielles démocratiques depuis la chute des Marcos en 86, la population élira le remplaçant de Fidel Ramos qui achève son mandat de six ans, non renouvelable au cours duquel le pays a retrouvé une certaine stabilité. Les Philippins éliront, outre leur président, 200 députés, 12 de leurs 24 sénateurs, et plus de 17.000 représentants locaux, des gouverneurs aux maires en passant par les conseillers municipaux. Sur dix candidats dans la course à la présidence, deux se détachent dans les sondages d’opinion, entre lesquels doit se jouer la présidentielle: l’actuel...