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Actualités - Chronologie

Le prince Ranariddh regagne définitivement le Cambodge pour participer aux élections (photo)

Le co-premier ministre déchu, le prince Norodom Ranariddh, a quitté Bangkok hier matin pour regagner Phnom Penh, en principe définitivement, et prendre part à la campagne des élections législatives prévues le 26 juillet. Le prince Ranariddh avait été déposé par son rival Hun Sen, le puissant second premier ministre, lors d’une confrontation armée à Phnom Penh il y a 10 mois et avait dû s’exiler à Bangkok. Depuis, il avait séjourné brièvement au Cambodge à deux reprises, en mars et avril, pour y rencontrer les membres de son parti, le FUNCINPEC (royaliste), et son père, le roi Norodom Sihanouk. Il doit s’installer dans une nouvelle résidence à Phnom Penh, la précédente ayant été pillée durant les combats de rue de l’été dernier. La communauté internationale a fait de la participation du prince au scrutin un des critères importants, sinon indispensables, de la tenue d’élections «libres et équitables» en juillet prochain. Elle a exhorté le gouvernement de Phnom Penh à mettre fin au climat d’intimidation politique à l’encontre de l’opposition et à respecter les droits de l’homme durant la campagne électorale. Dimanche, Hun Sen a appelé ses fidèles à ne pas entraver les activités politiques de leurs adversaires. Le prince Ranariddh a fait savoir que, s’il ne craignait pas pour sa sécurité personnelle à Phnom Penh, il était inquiet pour la sécurité des militants royalistes en dehors de la capitale. La coalition de l’opposition royaliste — qui comprend quatre partis, dont le FUNCINPEC — a menacé de boycotter le scrutin si elle n’est pas satisfaite du déroulement de la campagne. Elle a notamment réclamé l’envoi d’observateurs internationaux, «aussi nombreux que possible». Selon les organisations des droits de l’homme, plus de cent partisans du prince ont été assassinés depuis juillet dernier. Aucun coupable n’a été arrêté. Le prince a souligné ce week-end qu’il n’avait pas l’intention d’abandonner son titre de co-premier ministre à son retour, comme le lui a demandé Hun Sen. L’homme fort du Cambodge a indiqué qu’il ne rencontrerait son rival à Phnom Penh que s’il renonçait à son titre. Le prince a été remplacé en août dernier au poste de premier ministre par le ministre des Affaires étrangères Ung Huot, un ancien membre du FUNCINPEC. Le FUNCINPEC avait remporté les dernières élections générales en mai 1993, organisées sous l’égide de l’ONU, mais il avait dû partager le pouvoir avec le parti de Hun Sen, le Parti du Peuple Cambodgien (PPC). Le retour du prince est quelque peu éclipsé par la désintégration de la guérilla khmère rouge qui a implosé la semaine dernière sous le coup de nouvelles défections et scissions. (AFP)
Le co-premier ministre déchu, le prince Norodom Ranariddh, a quitté Bangkok hier matin pour regagner Phnom Penh, en principe définitivement, et prendre part à la campagne des élections législatives prévues le 26 juillet. Le prince Ranariddh avait été déposé par son rival Hun Sen, le puissant second premier ministre, lors d’une confrontation armée à Phnom Penh il y a 10 mois et avait dû s’exiler à Bangkok. Depuis, il avait séjourné brièvement au Cambodge à deux reprises, en mars et avril, pour y rencontrer les membres de son parti, le FUNCINPEC (royaliste), et son père, le roi Norodom Sihanouk. Il doit s’installer dans une nouvelle résidence à Phnom Penh, la précédente ayant été pillée durant les combats de rue de l’été dernier. La communauté internationale a fait de la participation du prince au...