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Actualités - Chronologie

Kosovo - Trêve fragile entre Serbes et albanais L'Otan menace d'intervenir(photo)

L’Armée de libération du Kosovo (UCK) a affirmé mardi qu’elle «maintenait sa trêve unilatérale», tandis que l’Otan s’est déclarée prête à intervenir «si besoin est» dans cette province serbe à majorité albanaise. Un porte-parole de l’OSCE à Pristina, Sandy Blyth, a indiqué mardi après-midi que «la situation globale à Podujevo (nord) était relativement calme» depuis 24 heures, mais que «l’atmosphère demeurait tendue». En revanche, dans deux incidents qui se sont produits mardi à Kosovska Mitrovica (nord) et Prizren (sud), quatre Albanais ont été tués par des tireurs non identifiés, selon des sources serbes. Ces décès portent à 24 morts le bilan du regain de violence dans la province depuis la veille de Noël. Les forces serbes avaient mené de jeudi à dimanche autour de Podujevo une série d’opérations contre des bastions de l’UCK. L’organisation séparatiste avait annoncé le même jour qu’elle rompait sa trêve unilatérale décrétée début octobre. Mardi, le représentant politique de l’UCK, Adem Demaçi, a affirmé que l’organisation «respectera sa décision (prise en octobre) afin de donner des chances à une solution politique». Toutefois, a-t-il averti, l’UCK «ne renoncera jamais à riposter à chaque attaque des forces serbes». «Nous nous défendrons par tous les moyens si nécessaire», a-t-il souligné. Guerre de mots À Bruxelles, l’Alliance atlantique a déclaré qu’elle était «prête à intervenir à chaque moment si besoin en est» et si les parties en conflit continuent à mettre en danger la «sécurité fragile» du Kosovo. L’Otan a rappelé que «l’ordre d’activation est toujours en place». «L’ordre d’activation» constitue la dernière étape avant la décision politique d’intervenir. En agitant cette menace, l’Otan avait obtenu en octobre un accord du président yougoslave Slobodan Milosevic sur la cessation des activités militaires au Kosovo. De son côté, la Mission de vérification (KVM) de l’OSCE chargée de veiller au respect du cessez-le-feu continue de se déployer dans la province. Une centaine de nouveaux membres de la KVM, s’ajoutant aux quelque 700 déjà sur place (sur un total prévu de 2 000), étaient attendus mardi venant de 13 pays: États-Unis, Italie, Finlande, Allemagne, Suède, Turquie, Grande-Bretagne, Canada, Russie, Espagne, Norvège, France, Estonie, a précisé Sandy Blyth. À propos des craintes pour l’avenir de la KVM émises lundi par le président de l’OSCE, Bronislaw Geremek, M. Demaçi a affirmé que l’UCK avait «donné des garanties qu’elle ne menacerait jamais» les vérificateurs internationaux. M. Demaçi a fait porter à Belgrade l’entière responsabilité de la détérioration de la situation au Kosovo. Il a accusé le président Milosevic de «chercher à provoquer une intervention de l’Otan qui lui permettrait de justifier devant son peuple le fait qu’il ne peut tenir le Kosovo par la force et doit l’abandonner». «Il n’y a qu’un terrorisme au Kosovo, celui du régime terroriste serbe», a-t-il dit, accusant la Russie de «se faire l’avocat» de Belgrade. Dans une lettre au secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, le ministre yougoslave des Affaires étrangères, Zivadin Jovanovic, a estimé que seule une «condamnation claire du terrorisme et l’inscription de l’UCK sur la liste des organisations terroristes» était susceptible d’aboutir à un règlement politique de la crise. Les autorités yougoslaves, a-t-il averti, «ne peuvent tolérer» la poursuite des «activités criminelles» de l’UCK.
L’Armée de libération du Kosovo (UCK) a affirmé mardi qu’elle «maintenait sa trêve unilatérale», tandis que l’Otan s’est déclarée prête à intervenir «si besoin est» dans cette province serbe à majorité albanaise. Un porte-parole de l’OSCE à Pristina, Sandy Blyth, a indiqué mardi après-midi que «la situation globale à Podujevo (nord) était relativement calme» depuis 24 heures, mais que «l’atmosphère demeurait tendue». En revanche, dans deux incidents qui se sont produits mardi à Kosovska Mitrovica (nord) et Prizren (sud), quatre Albanais ont été tués par des tireurs non identifiés, selon des sources serbes. Ces décès portent à 24 morts le bilan du regain de violence dans la province depuis la veille de Noël. Les forces serbes avaient mené de jeudi à dimanche autour de Podujevo une série...