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Actualités - Chronologie

Sega joue quitte ou double avec Dreamcast (photos)

Le producteur japonais de jeux vidéo Sega Enterprises joue quitte ou double avec sa nouvelle console Dreamcast, lancée il y a quelques semaines sur le marché japonais, mais pour nombre d’analystes, le pari est loin d’être gagné et l’avenir de la compagnie demeure incertain. Sega a besoin d’un succès incontestable de la Dreamcast, une console puissante (128 bits) pouvant être connectée à Internet, pour mettre fin à l’écrasante domination de Sony sur ce marché et retrouver des bénéfices plus conséquents. Au titre des six mois achevés fin septembre, la société japonaise a dû annoncer une chute de 75,9% de son bénéfice courant imposable, tombé au niveau tout symbolique de 1,2 milliard de yens (9 millions de dollars). Comme Sega l’admet sans détour dans ses publicités télévisées, les adolescents dans le monde entier se sont détournés de la Saturn, la console actuellement commercialisée par le groupe nippon. C’est par millions qu’ils ont acheté la Play-Station de Sony et mené Sega au bord du désastre. Déjà la firme, qui a choisi le hérisson bleu Sonic pour mascotte, est reléguée parmi les valeurs à risque par l’agence de notation Moody’s. «Je crois que la seconde place n’est jamais la bonne», affirmait au début de ce mois un très confiant président de Sega. Pour Shoichiro Irimajiri: «Dans tous les domaines, Sony est le concurrent le plus redoutable au monde et nous réalisons bien qu’il va nous falloir nous battre de front avec lui». Sega estime qu’il lui faudra commercialiser 3 millions de consoles – vendues 29 800 yens (250 dollars) au Japon – pour commencer à faire des profits. Le groupe vise 10 millions d’unités vendues dans les quatre ans. La plus puissante du marché «Sega a pu se montrer ringard dans le passé, mais maintenant nous somme en train de redéfinir la notion même de cool», a affirmé M. Irimajiri. La nouvelle console sera la plus puissante disponible sur le marché, ce qui lui permet une qualité d’animation incomparable. Elle ambitionne de s’engouffrer dans le nouveau marché des jeux qui relient les utilisateurs entre eux à travers l’Internet, grâce à une collaboration avec Microsoft. Sega a simultanément renforcé sa distribution, à l’origine des pertes abyssales enregistrées l’an dernier. Mais le marché des jeux vidéo est devenu tellement compétitif que des finances solides sont indispensables pour pouvoir consentir l’effort promotionnel indispensable, avertissent les analystes. «Je ne suis pas sûr que Sega pourra élargir son marché au- delà des aficionados, vers une clientèle plus grand public comme les jeunes enfants et leurs familles», s’interroge Mitsuko Morita, analyste chez Morgan Stanley Dean Witter. «La question cruciale n’est pas ce qui va se passer maintenant mais l’an prochain», avec le lancement de la deuxième génération de PlayStation. Sony devrait dévoiler sa Play-Station II au début de l’année prochaine et cette concurrence devrait être redoutable pour Sega, notamment sur les marchés étrangers, où Dreamcast n’arrivera qu’à l’automne 1999, souligne-t-elle. «Au lieu d’acheter l’engin de Sega, les consommateurs pourraient choisir d’attendre celui de Sony», estime Mme Morita. Dans ce marché en perpétuelle évolution, la dernière machine sur le marché est souvent la plus performante. L’existence d’un noyau dur d’inconditionnels semble garantir à Sega que le «point-mort» sera atteint avec Dreamcast, mais les profits sont loin d’être garantis.
Le producteur japonais de jeux vidéo Sega Enterprises joue quitte ou double avec sa nouvelle console Dreamcast, lancée il y a quelques semaines sur le marché japonais, mais pour nombre d’analystes, le pari est loin d’être gagné et l’avenir de la compagnie demeure incertain. Sega a besoin d’un succès incontestable de la Dreamcast, une console puissante (128 bits) pouvant être connectée à Internet, pour mettre fin à l’écrasante domination de Sony sur ce marché et retrouver des bénéfices plus conséquents. Au titre des six mois achevés fin septembre, la société japonaise a dû annoncer une chute de 75,9% de son bénéfice courant imposable, tombé au niveau tout symbolique de 1,2 milliard de yens (9 millions de dollars). Comme Sega l’admet sans détour dans ses publicités télévisées, les adolescents dans...