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Actualités - Reportage

Un papivore malin pour promouvoir le recyclage (photos)

Les adeptes du recyclage ne restent pas inactifs. Certains d’entre eux ont lancé depuis 1994 une campagne appelée TERRE (Tentons ensemble de réaliser un rêve à nos enfants), dans les écoles. Un projet réalisé en 1995 sur le recyclage a été intitulé «papivore malin», un personnage sympathique qui encourage les jeunes à devenir adeptes du recyclage. Ce projet a permis la distribution, aux établissements, de brochures, de posters et de poubelles spéciales pour papier. M. Paul Abi Rached, qui a lancé cette campagne avec quelques collaborateurs, déclare : «Nous avons essayé de lier les concepts de déchets et de ressources naturelles. La brochure insiste sur les trois «R», recycler, réutiliser, réduire. La poubelle a un emballage très attrayant qui représente des notions scientifiques. Cette année, cependant, nous avons remplacé ce projet par un autre : la poubelle est devenue beaucoup plus sobre, ayant l’avantage de pouvoir s’intégrer à l’atmosphère des bureaux». Démarrage avec les écoles L’argument de la rentabilité économique est également mis en valeur. Les écoles l’ont d’ailleurs bien compris. «Depuis le début de la campagne, plusieurs écoles envoient leur papier à l’usine de recyclage de Wadi Chahrour et obtiennent 40 000 LL par tonne», déclare M. Abi Rached. Pourquoi avoir commencé par les écoles ? «Quand nous avons entamé ce projet en 1995, dit M. Abi Rached, nous voulions en arriver au tri à partir des maisons. Mais nous avons jugé bon de pratiquer l’éducation ascendante, en d’autres termes allant des enfants aux parents». M. Abi Rached a quitté le Droit depuis quelques années pour se consacrer à la lutte pour l’environnement. Comment ce groupe se finance-t-il ? «Nous refusons tout sponsor non écologique, mais certains établissements payent les conférences qu’on y donne, et nous sommes assistés par le programme LIFE des Nations unies», explique-t-il. Des usines pour recyler le tout «Mon but est de faire passer le message suivant : Il faut minimiser la quantité de déchets». «Il y a beaucoup de produits non recyclables au Liban, comme les bouteilles d’eau minérale par exemple. Pourquoi ne pas faire en sorte qu’il y ait des usines pour recycler le tout ? Ou stocker des produits comme les pneus par exemple dans un endroit précis, jusqu’à ce qu’une possibilité de recyclage soit assurée ?» Évoquant d’autres solutions possibles, M. Abi Rached ajoute : «En France, on a opté pour l’éco-emballage et l’éco-taxe. Toute compagnie a l’obligation de préciser comment elle se débarrasse de l’emballage de son produit. Sinon, elle doit payer une taxe à l’État afin qu’il s’en débarrasse. D’ailleurs, pour résoudre les problèmes écologiques, il faut les envisager sous toutes leurs facettes : économique, sociale, politique, culturelle…» L’environnement a ses fervents militants. Mais quand une opération simple comme le tri et le recyclage deviendra-t-elle partie intégrante de la vie de tout un chacun ?
Les adeptes du recyclage ne restent pas inactifs. Certains d’entre eux ont lancé depuis 1994 une campagne appelée TERRE (Tentons ensemble de réaliser un rêve à nos enfants), dans les écoles. Un projet réalisé en 1995 sur le recyclage a été intitulé «papivore malin», un personnage sympathique qui encourage les jeunes à devenir adeptes du recyclage. Ce projet a permis la distribution, aux établissements, de brochures, de posters et de poubelles spéciales pour papier. M. Paul Abi Rached, qui a lancé cette campagne avec quelques collaborateurs, déclare : «Nous avons essayé de lier les concepts de déchets et de ressources naturelles. La brochure insiste sur les trois «R», recycler, réutiliser, réduire. La poubelle a un emballage très attrayant qui représente des notions scientifiques. Cette année, cependant,...