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Actualités - Chronologie

Damas : les manifestants à l'assaut de l'ambassade US (photo)

Des centaines de Syriens favorables à l’Irak s’en sont violemment pris à l’ambassade des États-Unis à Damas samedi, brisant des vitres à coups de pierres et brûlant le drapeau de la chancellerie. Il s’agit de la première manifestation violente contre une représentation américaine au Proche-Orient depuis le début, dans la nuit de mercredi à jeudi, des frappes américaines et britanniques contre l’Irak qui ont fait 73 morts, selon un dernier bilan officiel. D’autres manifestants ont cassé des équipements et brûlé des livres à l’école américaine de Damas. Le centre culturel britannique a été également attaqué, ses vitres brisées et ses livres et dossiers déchirés. Un millier de manifestants, des élèves et étudiants, certains revêtus de leur uniforme scolaire aux allures militaires, ont d’abord défilé dans les rues de Damas samedi en fin de matinée. Les principales artères de la capitale avaient été fermées à la circulation. Ils ont ensuite convergé vers l’ambassade des États-Unis, en scandant des slogans anti-américains. Certains portaient des pancartes, écrites en anglais et en arabe, sur lesquelles on pouvait lire : «Prenez vos missiles et déguerpissez d’Irak», «non à la politique des assassinats, du terrorisme et de la destruction», «les cow-boys ne peuvent pas parrainer le monde». Arrivés devant la chancellerie américaine, située au centre de la capitale, certains des manifestants sont parvenus à pénétrer dans l’enceinte de la représentation diplomatique et ont grimpé sur le bâtiment. Là, deux manifestants ont arraché le drapeau et l’ont jeté à terre, où d’autres étudiants se sont chargés de le brûler. D’autres manifestants ont lancé des œufs, des tomates et des canettes vides contre le domicile de l’ambassadeur des États-Unis Ryan Crocker, situé à proximité de l’ambassade. Deux bombes de gaz lacrymogènes ont été lancées de l’intérieur de l’ambassade américaine contre les manifestants, au moment où un grand nombre de policiers et cinq voitures de pompiers arrivaient sur les lieux. Les manifestants ont alors quitté les lieux et se sont rendus à l’ambassade de Grande-Bretagne où ils ont détruit une voiture appartenant à la représentation diplomatique. D’autre part, un groupe de manifestants a remis au représentant permanent de l’Onu à Damas, M. Toufic Ben Amara, un message destiné au secrétaire général de l’organisation Kofi Annan, dans lequel ils lui demandent de «faire cesser immédiatement» les attaques américano-britanniques contre l’Irak. «Nous vous demandons de faire cesser l’agression américano-britannique contre l’Irak et les massacres terribles qui ont fait des dizaines de victimes innocentes», indique le message publié par l’agence Sana. «Nous demandons également de lever l’embargo imposé à la Libye et au Soudan (..) et d’œuvrer pour mettre fin à la politique (américaine) de deux poids deux mesures», ajoute le texte. Il souligne que bien qu’«Israël poursuit le développement de son arsenal nucléaire et réprime quotidiennement les jeunes Palestiniens, l’administration américaine continue de soutenir la politique israélienne». «L’Amérique ne doit pas attaquer le peuple irakien ni utiliser de moyens détournés pour servir des intérêts personnels», a déclaré un manifestant, dans une allusion à la procédure de destitution en cours à Washington contre le président américain Bill Clinton après le scandale provoqué par sa relation avec une stagiaire de la Maison-Blanche, Monica Lewinsky. «Quels crimes ont commis les enfants irakiens», s’est interrogé un autre manifestant en qualifiant l’attitude des États-Unis et de Grande-Bretagne d’«abjecte». «Au lieu de leur offrir des vivres en ce mois du Ramadan, ils leur envoient des missiles», a-t-il renchéri.
Des centaines de Syriens favorables à l’Irak s’en sont violemment pris à l’ambassade des États-Unis à Damas samedi, brisant des vitres à coups de pierres et brûlant le drapeau de la chancellerie. Il s’agit de la première manifestation violente contre une représentation américaine au Proche-Orient depuis le début, dans la nuit de mercredi à jeudi, des frappes américaines et britanniques contre l’Irak qui ont fait 73 morts, selon un dernier bilan officiel. D’autres manifestants ont cassé des équipements et brûlé des livres à l’école américaine de Damas. Le centre culturel britannique a été également attaqué, ses vitres brisées et ses livres et dossiers déchirés. Un millier de manifestants, des élèves et étudiants, certains revêtus de leur uniforme scolaire aux allures militaires, ont d’abord...