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Actualités - Chronologie

Au masculin Un hiver sans grandes révolutions (photos)

Le temps des grandes excentricités est révolu. Finis les complets rose et les vestes imprimées. Sobres, sans être ennuyeux ou lugubres, les vêtements masculins se rénovent calmement en préservant une certaine image de la «masculinité». C’est du moins ce qui ressort d’un aperçu général de la mode de cet hiver. Le tailleur anglais Oswald Boateng, considéré comme le gourou du chic-messieurs (il a fait ses classes chez les deux plus grands tailleurs de Londres), lance, seule fantaisie de la saison, les doublures pour costumes classiques de couleur violet cardinal. Autrement, les nouveautés résident dans les détails. Sauf pour le sport où les grandes fantaisies de formes, couleurs et matières sont condition incontournable. Pour le costume veston-pantalon, les deux fentes tailleur reviennent. La coupe est près du corps (ce qui fait la cuisse musclée). Le haut reste traditionnel. Les gilets raccourcissent et collent au buste en s’arrêtant au-dessus de la ceinture. Mais au Liban on les porte peu, contrairement aux Anglais qui les affectionnent particulièrement, surtout lorsque, comme c’est le cas pour cet hiver, leurs couleurs se mélangent; chocolat et lie-de-vin, orange et cacao, vert et moutarde, gris acier et mauve. Le jeune créateur Joe Casely Hayford, dont le cheval de bataille est le costume en vrai tweed bronze et son manteau long assorti, remet au goût du jour le pantalon de Tintin: Kneecker en tweed gris avec les genouillères assorties au pull à col montant en maille crème. Les costumes trois boutons restent de mise. À porter avec chemise rayée. Innovation saisonnière: les costumes en velours et moleskine, à pantalon large ou cigarette. À porter avec de grosses chaussures de cuir, couleur chocolat. Léonard Homme, qui navigue sous la houlette de Nathalie Tribouillard, fille du fondateur de la maison, a lancé pour cet automne-hiver les costumes-tartans jaune, vert, violine moutarde associés dans des tweeds moutarde, du velours parme, à la manière irlandaise. Issey Miyake reste fidèle à une inspiration extrême-orientale revue et corrigée selon le goût occidental. Exemple frappant: son manteau batik, et en général l’adaptation du batik dans la mode masculine.
Le temps des grandes excentricités est révolu. Finis les complets rose et les vestes imprimées. Sobres, sans être ennuyeux ou lugubres, les vêtements masculins se rénovent calmement en préservant une certaine image de la «masculinité». C’est du moins ce qui ressort d’un aperçu général de la mode de cet hiver. Le tailleur anglais Oswald Boateng, considéré comme le gourou du chic-messieurs (il a fait ses classes chez les deux plus grands tailleurs de Londres), lance, seule fantaisie de la saison, les doublures pour costumes classiques de couleur violet cardinal. Autrement, les nouveautés résident dans les détails. Sauf pour le sport où les grandes fantaisies de formes, couleurs et matières sont condition incontournable. Pour le costume veston-pantalon, les deux fentes tailleur reviennent. La coupe est près du...