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Actualités - Chronologie

Sans grise mine Mille manières de porter du gris (photos)

N on, le gris n’est ni terne, ni triste, ni terreux. Il peut même devenir un extraordinaire écrin d’où émerge une femme qui n’est certainement pas une grise souris. Tout est question de manipulation. D’alliance, aussi, avec d’autres matières, de dosage et d’imagination. En deux mots, le gris peut devenir grisant, à condition de le doter des alcools qui le réveillent. De l’encanailler, comme le font les Italiens qui n’hésitent pas à unir, pour le mieux et non pour le pire, le tweed avec le tulle et la flanelle à la mousseline. Ou encore, extrême audace, le skaï et la soie... La mode de cet hiver aime les métissages. Mais elle exige qu’ils soient culturels. Dans la recherche de la modernité, elle cultive, comme toujours, la provocation. Parfois jusqu’au défi. Ce n’est pas le cas avec le gris de cet hiver. Il y a de la recherche esthétique, le souci de créer un style, de marquer la mémoire sans cautériser le regard de ceux qui cherchent dans la mode le reflet d’un goût, tout simplement contemporain. Ni passéiste, ni carnavalesque, sans intention de choquer ou de surprendre. Le manteau-sirène, à traîne et motifs écailles métalisées, sur un body, longueur genou, en jersey lamé, griffé Ferré, réussit parfaitement cette modernité harmonieuse et féminissime devenue si rare dans la création actuelle. Du chic, sans choc aussi, dans ce double fourreau, de Giorgio Armani, asymétrique, en satin duchesse gris parsemé de strass, il est voilé d’une mousseline de soie, grise, qui poudre son éclat et sublime sa rigueur. Dans un esprit plus jeune, l’ensemble paletot, en grosse soie platine, coordonné à une robe taillée dans la même matière, signé Barbara Bui, a une allure qui fait une star de celle qui le porte malgré la rigueur de sa ligne. Deux gris et des broderies pour Christian Dior Boutique: pull en cachemire gris perle, sur jupe droite et longue, gris foncé, rebrodée de gros motifs floraux en fil de soie gris argent. Un tout strict mais si original, si beau dans sa simplicité. Gris tweed aussi pour Valentino en robe-manteau ouverte très haut sur les jambes. Très près du corps, elle se porte avec de lourds colliers baroques.
N on, le gris n’est ni terne, ni triste, ni terreux. Il peut même devenir un extraordinaire écrin d’où émerge une femme qui n’est certainement pas une grise souris. Tout est question de manipulation. D’alliance, aussi, avec d’autres matières, de dosage et d’imagination. En deux mots, le gris peut devenir grisant, à condition de le doter des alcools qui le réveillent. De l’encanailler, comme le font les Italiens qui n’hésitent pas à unir, pour le mieux et non pour le pire, le tweed avec le tulle et la flanelle à la mousseline. Ou encore, extrême audace, le skaï et la soie... La mode de cet hiver aime les métissages. Mais elle exige qu’ils soient culturels. Dans la recherche de la modernité, elle cultive, comme toujours, la provocation. Parfois jusqu’au défi. Ce n’est pas le cas avec le gris de cet...