Heureux les écrivains qui gardent au fond du cœur la ferveur de l’enfance et savent transmettre aux autres le meilleur d’eux-mêmes. Journaliste, poète, femme de lettres, Christiane Saleh, avec des mots limpides et des images d’ancien reliquaire, redit à sa manière une éternelle histoire. «En cette nuit, jeune alors entre toutes, la plus grande des richesses s’agenouilla devant la pauvreté. Et les mages replièrent leurs livres». La nativité est racontée à travers une série de poèmes qui redisent à l’infini le miracle de cette nuit, sur un ton de cantilène. Il faut beaucoup de foi et d’humilité pour accomplir semblable geste au milieu d’une carrière dédiée à l’écriture. Christiane Saleh le fait avec une émouvante fraîcheur d’âme sans aucun souci d’exploitation littéraire sophistiquée. Comme on offre un sourire au jour qui se lève, une caresse à l’enfant qui passe, elle tresse des mots en phrases pour dire, à sa manière, la douceur qui l’habite. En redonnant aux détails du grand miracle la résonance du quotidien, elle rend proche Dieu des hommes. Qui donc était le critique qui disait que la plus difficile des performances était de dire avec humilité des vérités essentielles ? Christiane Saleh dit Noël sans dorures superflues et encres inutiles. Les cantates jaillissent de sa plume comme le chant d’un ruisseau. C’est le ton qui convient le mieux pour dire la plus belle histoire du monde. «Joseph, Marie et Jésus passèrent là un long temps fait de dattes et d’eau pure. Alors que les palmiers se balançaient encore dans le ciel serein Et que le fleuve venait en abondance sur cette terre Qui tenait à la fois de la lumière et de la lune Qui se nommait Égypte … Alors une nuit que tout était silence». (Cantates pour Noël, édition l’Harmattan).
Heureux les écrivains qui gardent au fond du cœur la ferveur de l’enfance et savent transmettre aux autres le meilleur d’eux-mêmes. Journaliste, poète, femme de lettres, Christiane Saleh, avec des mots limpides et des images d’ancien reliquaire, redit à sa manière une éternelle histoire. «En cette nuit, jeune alors entre toutes, la plus grande des richesses s’agenouilla devant la pauvreté. Et les mages replièrent leurs livres». La nativité est racontée à travers une série de poèmes qui redisent à l’infini le miracle de cette nuit, sur un ton de cantilène. Il faut beaucoup de foi et d’humilité pour accomplir semblable geste au milieu d’une carrière dédiée à l’écriture. Christiane Saleh le fait avec une émouvante fraîcheur d’âme sans aucun souci d’exploitation littéraire sophistiquée....
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