Polémique franco-chinoise autour du dalaï-lama (photo)
le 09 décembre 1998 à 00h00
La Chine a réagi avec irritation à la participation du dalaï-lama aux célébrations du cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et demandé au président Jacques Chirac de ne pas l’inviter à déjeuner au palais présidentiel de l’Élysée. «Nous appelons la partie française à considérer l’ensemble des relations bilatérales et à ne pas inviter le dalaï-lama, ni à participer à ces activités, ni à assister au déjeuner organisé par le président français», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Zhu Bangzao. La Chine a fait part de «ses graves préoccupations» et fait «des représentations solennelles» à la France, a-t-il ajouté au cours d’un point de presse. «Nous nous opposons aux rencontres entre le dalaï-lama et des personnalités officielles de quelque pays que ce soit», a indiqué M. Zhu. Le dalaï-lama devait être reçu mardi au palais de l’Élysée pour un déjeuner réunissant plusieurs prix Nobel de la paix. M. Chirac avait confirmé cette invitation après des informations de presse selon lesquelles le dalaï-lama n’avait pas été convié à ce déjeuner par égard pour la susceptibilité de Pékin. Le dalaï-lama, qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1989, a été lundi à Paris l’invité vedette de la cérémonie d’ouverture des célébrations du cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme à l’Unesco. Le porte-parole chinois a encore accusé le dalaï-lama «de se lancer dans une campagne de propagande en direction de la communauté internationale afin d’internationaliser la question du Tibet». M. Zhu a ajouté que le chef spirituel tibétain était «un exilé politique engagé dans des activités séparatistes» et qu’il n’avait «aucune qualification pour participer à la commémoration» de la Déclaration des droits de l’homme. «Pendant son règne théocratique au Tibet, il a cruellement écrasé les droits fondamentaux d’un grand nombre de serfs», a dénoncé le porte-parole.
La Chine a réagi avec irritation à la participation du dalaï-lama aux célébrations du cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et demandé au président Jacques Chirac de ne pas l’inviter à déjeuner au palais présidentiel de l’Élysée. «Nous appelons la partie française à considérer l’ensemble des relations bilatérales et à ne pas inviter le dalaï-lama, ni à participer à ces activités, ni à assister au déjeuner organisé par le président français», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Zhu Bangzao. La Chine a fait part de «ses graves préoccupations» et fait «des représentations solennelles» à la France, a-t-il ajouté au cours d’un point de presse. «Nous nous opposons aux rencontres entre le dalaï-lama et des personnalités officielles de...
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