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Actualités - Chronologie

Le passage à l'euro, un vrai casse-tête informatique (photos)

Pour un particulier, le passage à l’euro ne nécessitera qu’une calculette, éventuellement une nouvelle touche sur le clavier de l’ordinateur, mais pour une banque ou un hypermarché, cela implique une révision complète du système informatique. «Le passage à l’euro devrait générer cette année 73 milliards de francs de dépenses dans le secteur informatique», estime Eric Ochs, du cabinet spécialisé IDC. Selon lui, les banques et la distribution sont déjà bien avancées, mais les administrations et les PME sont en retard. Banques et opérateurs boursiers sont bien sûr en pointe, contraints de passer à l’euro le 4 janvier prochain. Tous les établissements financiers de la Place de Paris (environ 300) ont récemment effectué une troisième et ultime simulation du passage à l’euro de leurs systèmes informatiques, étroitement interconnectés. Le problème n’est pas seulement de convertir (la valeur exacte de l’euro sera connue le 31 décembre à 14 heures) en respectant les règles d’arrondis et de décimales fixées par Bruxelles, mais surtout de faire «dialoguer» les dizaines de logiciels qui coexistent dans chaque banque et les banques entre elles. Au Crédit Agricole, on a mis en place des systèmes de double vérification pour empêcher qu’une erreur de conversion transmise de l’extérieur ne se propage. La CNCA (Caisse nationale du crédit agricole) a dépensé «l’équivalent de 600 000 agents-jours» pour le passage à l’euro, a souligné Robert Boursault, son directeur des opérations et services bancaires. Au Crédit Lyonnais, la «bascule» — le terme consacré chez les banquiers — a été chiffrée à un milliard de francs sur 5 ans (1996-2002), dont 60% d’ici la fin 1998. L’informatique représente les deux tiers des dépenses, la formation des agents reste. Nouveau clavier Microsoft Pour l’État français, la bascule aura un impact inattendu: la conversion des titres d’État sera arrondie en abandonnant les centièmes, et le ministère des Finances versera donc aux millions de détenteurs de titres une soulte pour compléter l’arrondi. Sans y être obligées, de nombreuses grandes entreprises prennent les devants pour être en mesure d’accepter dès janvier les paiements en euros, par chèques ou cartes bancaires. Les PME-PMI sont par contre encore très en retard: selon le cabinet GFK, 43% des PME de moins de 99 salariés n’ont encore rien entrepris pour préparer leur informatique à l’euro. Enfin, les particuliers désireux de gérer leurs comptes en euros peuvent acheter les versions euros de leurs logiciels préférés. Les utilisateurs de Windows et d’Apple peuvent télécharger gratuitement le sigle euro sur Internet (pour Windows, www.microsoft.com) mais seulement en 3 polices de caractères, et pour l’imprimer, il faut se procurer le sigle euro auprès du fabricant d’imprimante. Microsoft, quant à lui, lance des claviers avec touche euro. On peut enfin télécharger sur Internet des super - calculettes convertisseuses avec toutes les règles de Bruxelles (www.euroconverter.com).
Pour un particulier, le passage à l’euro ne nécessitera qu’une calculette, éventuellement une nouvelle touche sur le clavier de l’ordinateur, mais pour une banque ou un hypermarché, cela implique une révision complète du système informatique. «Le passage à l’euro devrait générer cette année 73 milliards de francs de dépenses dans le secteur informatique», estime Eric Ochs, du cabinet spécialisé IDC. Selon lui, les banques et la distribution sont déjà bien avancées, mais les administrations et les PME sont en retard. Banques et opérateurs boursiers sont bien sûr en pointe, contraints de passer à l’euro le 4 janvier prochain. Tous les établissements financiers de la Place de Paris (environ 300) ont récemment effectué une troisième et ultime simulation du passage à l’euro de leurs systèmes...