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Actualités - Chronologie

Nouvelles approches multidisciplinaires de l'obésité (photo)

Une équipe américaine a réussi à mettre au point un complexe de protéines (leptine) qui, administré à des souris obèses, les fait perdre une bonne partie de leur graisse en freinant sérieusement leur appétit. Même si les différences entre hommes et souris sont immenses, le fait a été retenu par les chercheurs et des études ont été initiées pour examiner la possibilité d’essais sur les obèses humains du complexe en question. Par ailleurs, deux équipes scientifiques françaises se sont associées dans une série de recherches parallèles sur le mécanisme de l’obésité et le facteur génétique qui la favorise. Bêta 3, le gène de l’obésité, est présent sur le chromosome 8. Ce gène entraîne une mauvaise combustion des graisses lorsqu’il est défectueux. D’où l’orientation des travaux actuels vers l’exploration des possibilités d’intervenir en cas de défection génique. Est-il possible de stimuler le gène responsable? Y aurait-il un moyen d’activer la combustion qui favorise la perte du poids? Malheureusement, au stade actuel des connaissances rien n’est précis dans ce domaine. En d’autres termes, on sait très peu de choses sur l’action de la leptine ou celle du Bèta 3 et sur ses mécanismes. Le facteur héréditaire Les spécialistes de l’obésité, toutefois, admettent l’existence d’une forte composante héréditaire. Ils savent aussi que certains mécanismes sont en mesure d’accélérer la combustion de l’énergie, comme c’est le cas pour l’hormone sécrétée par la thyroïde. Plus elle est abondante, plus l’amaigrissement se prononce. Mais l’embonpoint n’est pas dépendant uniquement d’un gène ou d’une hormone. La prise de poids est inhérente à d’autres facteurs aussi. Le comportement alimentaire, les goûts gustatifs, les notions diététiques inculquées et certaines habitudes héritées du milieu familial y sont aussi pour beaucoup. Le psychisme, de son côté, joue également un rôle essentiel. Les psychanalystes connaissent très bien ce point, puisque la nourriture se trouve au centre d’une organisation psychanalytique: la consistance des aliments préférés, leur odeur, leur couleur, leur forme même, se réfèrent au vécu de l’enfance et à ses expériences. Par ailleurs, un déséquilibre affectif (deuil, divorce, rupture) peut entraîner des kilos en surpoids. La seule condition donc pour réussir une perte de poids durable c’est de traiter toutes les causes qui le provoquent.
Une équipe américaine a réussi à mettre au point un complexe de protéines (leptine) qui, administré à des souris obèses, les fait perdre une bonne partie de leur graisse en freinant sérieusement leur appétit. Même si les différences entre hommes et souris sont immenses, le fait a été retenu par les chercheurs et des études ont été initiées pour examiner la possibilité d’essais sur les obèses humains du complexe en question. Par ailleurs, deux équipes scientifiques françaises se sont associées dans une série de recherches parallèles sur le mécanisme de l’obésité et le facteur génétique qui la favorise. Bêta 3, le gène de l’obésité, est présent sur le chromosome 8. Ce gène entraîne une mauvaise combustion des graisses lorsqu’il est défectueux. D’où l’orientation des travaux actuels vers...