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Actualités - Chronologie

Réagissant contre Amsterdam, Pasqua quitte la direction du RPR (photos)

Charles Pasqua a annoncé vendredi qu’il quittait la direction du RPR pour protester contre la position du parti gaulliste, dont il reste membre, sur le traité européen d’Amsterdam. «Mon désaccord porte sur la révision de la Constitution et sur le traité d’Amsterdam. J’ai décidé d’en tirer les conséquences en quittant la direction nationale du RPR», annonce l’ancien ministre de l’Intérieur dans un entretien publié par Le Monde dans son édition datée du 5 décembre. «Je l’ai annoncé à Philippe Séguin», président du RPR, ajoute-t-il. «Je ne peux pas rester conseiller politique du RPR et désapprouver dans le même temps ses choix dans un domaine fondamental. Il faut être conséquent». Le Rassemblement pour la République confirme dans un communiqué que «Charles Pasqua a tiré la conséquence logique de sa divergence avec la position retenue par le RPR sur la révision constitutionnelle en quittant le poste qu’il occupait à sa direction». «Il a décidé de rester membre d’un mouvement où il sait pouvoir continuer à disposer de la plus entière liberté de parole», ajoute le parti. «Le RPR sait lui-même pouvoir continuer à compter sur la contribution de Charles Pasqua au succès des principes sur lesquels il s’est fondé». Dans son interview, Charles Pasqua déclare n’avoir pas encore déterminé son attitude dans la perspective des élections européennes de juin 1999, pour lesquelles il envisage de présenter une liste commune avec Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France. «Pour le moment, je ne sais pas comment cela va se passer. Chaque chose en son temps», dit Charles Pasqua. «Trouble profond» L’Assemblée nationale a adopté mardi par 469 voix contre 66 le projet de loi visant à modifier la Constitution afin de permettre la ratification du traité européen d’Amsterdam. Les groupes PS, UDF, DL et RPR dans leur ensemble ont voté pour, de même que les radicaux de gauche et les Verts du groupe RCV. Le groupe PC a voté contre, à l’exception de six de ses membres, ainsi que les huit députés du Mouvement des Citoyens, 19 «eurosceptiques» RPR et quelques autres. «Au total», relève Charles Pasqua, «66 députés ont refusé la révision de la Constitution, cinq se sont abstenus et 34 n’ont pas pris part au vote : c’est loin d’être négligeable. Cela illustre, s’il en était besoin, un trouble profond, d’autant plus qu’on sait bien que, dans les rangs du RPR notamment, beaucoup de députés ont voté pour la révision parce qu’ils ne voulaient pas avoir l’air de se dissocier du président de la République». Selon lui, «le traité d’Amsterdam subordonne toute la législation française, y compris la loi constitutionnelle, à la jurisprudence de la Cour européenne. Cela veut dire qu’à la minute même où ce traité sera ratifié, la France, en tant qu’État souverain, n’existera plus». «J’ai déposé, en mon nom personnel, une exception d’irrecevabilité au Sénat», dit le sénateur des Hauts-de-Seine. «Je voterai contre la révision constitutionnelle. Ensuite, j’attendrai de voir ce que fera le président de la République : il peut, afin de se laver de son erreur, s’en remettre au peuple français» en provoquant un référendum.
Charles Pasqua a annoncé vendredi qu’il quittait la direction du RPR pour protester contre la position du parti gaulliste, dont il reste membre, sur le traité européen d’Amsterdam. «Mon désaccord porte sur la révision de la Constitution et sur le traité d’Amsterdam. J’ai décidé d’en tirer les conséquences en quittant la direction nationale du RPR», annonce l’ancien ministre de l’Intérieur dans un entretien publié par Le Monde dans son édition datée du 5 décembre. «Je l’ai annoncé à Philippe Séguin», président du RPR, ajoute-t-il. «Je ne peux pas rester conseiller politique du RPR et désapprouver dans le même temps ses choix dans un domaine fondamental. Il faut être conséquent». Le Rassemblement pour la République confirme dans un communiqué que «Charles Pasqua a tiré la conséquence...