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Actualités - Chronologie

Il y a dix ans, Arafat reconnaissait un Etat juif, Israël

Il y a dix ans, à Stockholm, Yasser Arafat, alors président de l’OLP, reconnaissait pour la première fois publiquement l’existence de l’État d’Israël. À l’issue d’une rencontre avec cinq personnalités juives américaines invitées par le gouvernement suédois, le leader palestinien avait déclaré que «le Conseil national palestinien a accepté deux États: un État palestinien et un État juif, Israël». Cette déclaration, consignée dans ce qui a été appelé le «document de Stockholm», avait convaincu le secrétaire d’État américain de l’époque, George Shultz, d’ouvrir un dialogue direct avec l’OLP. Elle avait en outre pavé la voie aux accords d’Oslo, signés en septembre 1993. La rencontre décisive entre M. Arafat et le groupe de personnalités juives avait été discrètement préparée par le ministre suédois des Affaires étrangères, Sten Andersson. Ses efforts diplomatiques, tant à Washington qu’aux Nations unies, lui avaient permis d’organiser ce rapprochement «historique», expliqué alors comme une occasion de «favoriser le dialogue en vue d’un règlement du problème au Proche-Orient». Comme il le fera samedi, M. Arafat avait rencontré ses interlocuteurs au Haga Slottet, un château du XVIIIe siècle servant de résidence d’hôte au gouvernement suédois. Le chef de l’OLP y avait notamment rencontré Mme Rita Hauser, ancienne collaboratrice de l’Administration Reagan, dont les relations avec le département d’État étaient un secret de polichinelle, et l’écrivain Dora Kass, membre du bureau américain du Centre international pour la paix au Moyen-Orient.
Il y a dix ans, à Stockholm, Yasser Arafat, alors président de l’OLP, reconnaissait pour la première fois publiquement l’existence de l’État d’Israël. À l’issue d’une rencontre avec cinq personnalités juives américaines invitées par le gouvernement suédois, le leader palestinien avait déclaré que «le Conseil national palestinien a accepté deux États: un État palestinien et un État juif, Israël». Cette déclaration, consignée dans ce qui a été appelé le «document de Stockholm», avait convaincu le secrétaire d’État américain de l’époque, George Shultz, d’ouvrir un dialogue direct avec l’OLP. Elle avait en outre pavé la voie aux accords d’Oslo, signés en septembre 1993. La rencontre décisive entre M. Arafat et le groupe de personnalités juives avait été discrètement préparée par...